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Europe 1 Europe 1 La libre antenne
00:14
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre libre antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la libre antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à une heure du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 23.
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Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon.
00:57
Bonsoir Martine.
00:59
Bonsoir. De quoi souhaitez-vous nous parler Martine ?
01:02
Je voulais surtout témoigner concernant, je ne sais plus son prénom, de cette dame qui était au grand désespoir pour son fils.
01:11
Ah oui, Charlotte.
01:13
Voilà, c'est ça Charlotte, c'est ce que j'avais entendu. On va dire, essayez de la rassurer. Bon, j'avoue que je suis plus âgée.
01:23
Vous avez quel âge Martine ?
01:24
J'ai 73 ans.
01:26
73 ans. Et votre fils à quel âge ?
01:28
D'accord. D'accord.
01:51
Oui, nu tant qu'à faire. En plus. Bref... Comment ? Il était au nu, casque bleu.
01:59
Ah, à l'eau à nu. D'accord. Ah oui, normalement, il était pour la paix. Il militait pour la paix. Il protégeait la paix.
02:06
Oui. Alors là, il a fait son métier jusqu'au bout comme il faut.
02:12
Mais... Mais dans la famille, il était comment ?
02:14
C'était un alcoolique. C'était une vie pas facile, voilà. Et puis, il a fait sombrer le fiston dans l'alcool. On s'est battus, on s'est débattus. J'ai réussi à l'en sortir.
02:34
Comment vous avez fait ? Parce que quelqu'un qui est dépendant à l'alcool ?
02:39
Je me suis armé de patience. Ça a été des guerres et des batailles terribles.
02:46
Ma mère qui n'a pas rangé les choses. Et là, je n'ai pas vu mon fils pendant 12 ans.
02:56
Pendant 12 ans ? De quel âge à quel âge, Martine ? Vous ne l'avez pas vu. Il avait quel âge, votre fils, quand il a cessé de vous parler ?
03:05
Il avait quoi ?
03:12
Une vingtaine d'années, 22, 23 ans, je ne sais plus.
03:17
Et comment il a vécu à ce moment-là, lui ? Il est parti où ?
03:19
Il travaillait. C'était ton travail et tout. Il a eu des copines. Il a même un enfant. Il a un petit garçon.
03:31
Que vous connaissez ? Que vous avez connu 12 ans plus tard ?
03:36
Cet enfant... J'avais repris contact avec...
03:43
J'ai jamais coupé, moi, le contact. Par tous les biais, il ne m'avait pas bloqué sur le téléphone. Donc, j'envoyais régulièrement, on va dire pas tous les mois, mais tous les deux mois, un message. Coucou, j'espère que tout va bien. Je suis là, je t'aime très fort.
04:02
Très bien.
04:02
Ma porte est ouverte. Pour anniversaire, la fête, même les vœux de bananis, je...
04:12
C'est moi qui lui souhaitais bonne année, je lui mettais bon anniversaire, je t'embrasse et je t'aime. Pendant 12 ans, pendant 12 ans. Voilà, pendant 12 ans.
04:26
Et un jour ?
04:28
Et un jour, j'ai récupéré, il a fait deux TS.
04:35
Ah oui, deux tentatives de suicide.
04:37
Voilà, dont une, je l'ai dépendue moi-même.
04:42
Ouh là !
04:43
Et je suis arrivé avant les pompiers, heureusement.
04:46
Mais c'est-à-dire qu'il vous a appelé, Martine ? Comment vous l'avez suivi ?
04:50
Il y a eu un message de... On ne m'a pas dit, je m'en vais, mais c'était un message d'un appel au secours, quoi.
05:00
Et donc là, vous avez pris la voiture, vous avez foncé chez lui ?
05:02
J'ai pris la voiture et j'ai foncé.
05:06
Ma fille m'avait entendu se lever, me lever. Elle m'a dit, il se passe, j'ai dit, il y a une merde avec ton frère. Puis on est partis toutes les deux, on a cassé un carreau de fenêtres. Je ne sais pas la force, par quel moyen on a eu la force de faire ça. On a cassé un carreau, on a réussi à rentrer dans son appartement et on n'a eu que le temps de le maintenir, de le décrocher.
05:37
Et j'ai fait des gestes de premier secours tout de suite en PLS et tout. Les pompiers sont arrivés et ils m'ont dit « Madame, vous avez eu un instinct extraordinaire » parce que c'était limite trop tard quand nous on est arrivés.
05:50
Donc vous l'avez sauvé ?
05:52
À cinq minutes près, il n'y avait plus de personne.
05:55
Et après, les relations ont réussi à se tisser entre vous ?
05:59
Oui, parce que ça a été compliqué. La jeune femme avec qui il a eu un enfant, elle a foutu dehors. Je l'ai retrouvé à la rue. J'ai récupéré mon fils pendant six mois, mais alors ça a été très dur. Je ne lui ai rien cédé.
06:21
Ah, c'est-à-dire, c'est vous qui l'avez mené à la baguette ?
06:25
Complètement. Complètement.
06:28
C'est-à-dire, parce que là, il est adulte à ce moment-là de sa vie. Il est papa, il est adulte, il a traversé les tentatives de suicide.
06:35
Il avait... Attendez, là, il a 43 ans, on va dire. Je ne sais plus compter. J'en ai tellement bavé dans ma vie. Entre lui et sa sœur, ce n'était pas triste.
06:49
Alors, revenez au cadre que vous avez posé à votre fils quand vous dites, je ne lui ai rien cédé.
06:53
Il est arrivé, on va dire, avec...
06:57
un slip, un pantalon, un pull, et rien d'autre, bourré comme un coin. Donc je l'ai pris entre quatre yeux, j'ai secoué, et je lui ai dit, c'est simple, je dis là maintenant, c'est où tu te fais hospitaliser de toi-même, j'appelle les pompiers, et tu pars de toi-même, je serai là, je ne te lâcherai pas.
07:25
Il a accepté de partir avec les pompiers, évidemment, s'est retrouvé en psychiatrie. Oui. Dans des conditions pércules cellules.
07:35
Oui, parce que, oui, c'est dans le bon sens du terme.
07:39
Il avait le droit à un truc à pile, mais pas un poste à pile, mais pas de fil. Le portable, c'est une infirmière qui l'avait. Il n'avait pas son chargeur. Il y avait des barreaux.
07:53
il n'y avait rien une cellule où il n'y avait rien c'était pour éviter qu'il puisse intenter un séjour et en isolement c'est-à-dire pas de coup de fil de la famille et pas de visite pendant un certain temps j'ai réussi à le revoir moi trois jours après d'accord sur l'hospitalisation
08:15
Donc là, lui part de manière consentie en hôpital psychiatrique.
08:20
De toute façon, je ne lui ai pas donné le choix. Oui. Je dis si tu vas te faire soigner, sinon moi je ne peux rien faire.
08:33
Et donc, est-ce qu'en sortant de l'hôpital...
08:36
On n'a pas le droit d'intervenir un enfant de force.
08:40
Un enfant majeur.
08:42
Voilà, on n'a pas le droit. Donc, il est parti. J'ai dit, je ne te lâcherai pas. Et bon, après trois jours, je suis allé à Ville en psychiatrie le voir tous les jours. Tous les jours. Mais, on a discuté, mais j'ai surtout fait en sorte de ne pas faire de reproches. Puis, je lui ai dit carrément aussi...
09:12
Je reconnais que j'ai fait des erreurs. Il se reprochait aussi la tentative, la TS de sa sœur, mais il ne l'a pas vu venir. Et puis moi non plus, d'ailleurs.
09:22
Ah, votre fille aussi a fait une tentative de suicide ?
09:24
Non, elle n'a pas fait qu'une, non plus elle. C'est pour ça que je suis blindé, si on peut dire.
09:30
Oui, vous êtes forte.
09:32
Donc, puis je suis toute seule. Oui, il n'y a pas de papa dans les parages ?
09:40
Les géniteurs viennent décéder, mais ils s'en sont jamais occupés. Le peu qui les a vus, c'était pour les rembrier de plus belles dans l'alcool.
09:50
Et les familles côté grands-parents, de part et d'autre, non plus ?
09:57
Les grands-parents paternels, non, inexistants. Et...
10:07
les grands-parents paternels, mon père, c'est des jeunes, et ma mère était... Elle avait un surnom, la reine mère. Ah oui. Donc c'est moi qui ai tout porté à bout de bras. Et donc, de là, on en parlait beaucoup, et puis j'ai réussi à le faire rentrer. Il a accepté d'aller... Faire une cure de trois semaines en hôpital, mais pas l'hôpital psychiatrique.
10:42
Oui, en hôpital de jour ?
10:45
Non, il y était toute la semaine. J'avais le droit d'aller le voir le soir après tout ce qu'il avait à faire, mais il n'avait pas le droit de sortir.
10:55
Et donc quand il est sorti de ces trois semaines ?
10:57
Mais moi je n'avais même pas le droit de le sortir, j'habite en bord de mer, je ne pouvais pas le sortir.
11:03
Et donc il a été sevré dans l'hôpital lors du deuxième séjour ?
11:08
Oui, il a eu un traitement, il a été sevré.
11:13
Et puis je l'ai récupéré chez moi.
11:19
J'ai prévenu mon bailleur, parce que j'habite en HLM, j'ai prévenu mon bailleur que mon fils était là et qu'il y avait sa voiture dehors. Mais je venais chercher un dossier parce qu'il lui fallait un appartement. Parce que lui, il ne voulait pas virer ici. Et moi, je ne pouvais pas non plus...
11:44
Oui, bien sûr. Je l'ai eu chez moi pendant le temps de trouver un logement, le temps de trouver après l'immeuble de récup. Il lui a trouvé un appartement et il a pris son appartement au moment du Covid.
12:01
D'accord.
12:04
C'est simple. Et depuis, on ne va pas dire, il y a des hauts, il y a des bas.
12:11
Euh...
12:13
Il avait été viré de son boulot et tout. Donc, bon, il a réussi à travailler dans une branche qui n'est pas du tout la sienne. Et en plus, il est serveur. Et il fait les saisons. Et puis, il est arrivé à s'en sortir. Je n'ai pas gagné, hein. Je n'ai pas gagné. Je vous dis, on a gagné des batailles, mais on n'a pas gagné la guerre. Après, ben...
12:40
Au bout d'un moment, il m'a dit, je peux reprendre une bière. J'ai dit, une ici. Mais c'est tout. Mais un gars, un alcoolite, quand il a envie de boire, il trouve de tous les moyens possibles et imaginables.
12:53
C'est certain. Et donc, il s'est contenté d'une seule bière, Martine.
12:58
Oui, et puis après, il a recommencé à travailler. De temps en temps, il a rebut. Il ne faut pas rêver. Il a failli perdre une main. Mais j'ai...
13:10
Mais maman, elle a toujours été là.
13:13
Et aujourd'hui, comment sont vos relations, Martine ?
13:16
Les relations sont dures.
13:22
C'est un ours mal léché, comme on dit. C'est un solitaire. Mais je ne l'emmerde pas. Je sais qu'il va au boulot, il a du boulot. Mais je suis toujours derrière.
13:35
Je suis toujours derrière.
13:38
Qu'est-ce que vous appelez toujours derrière ? C'est-à-dire comment tu vas ? Est-ce que tu as bien dormi ? Est-ce que tu as bien mangé ?
13:43
Est-ce que tu ne vois pas ? Voilà, je suis derrière sans trou. Et même pour son compte bancaire, ça a été une catastrophe aussi. Donc j'ai demandé, j'ai été voir la bancaire parce que quand il a été fichu dehors par sa bonne femme, il y avait deux voitures il fallait en récupérer une ça a été un gros bordel et puis j'ai dit alors là mon fils il avait un crédit sur une bagnole donc je suis allé j'avoue que j'ai un nom un petit peu connu et j'ai un peu le bras long dans ma région donc ça peut aider ça peut aider j'ai ouvert certaines portes mais j'ai dit attention je les ouvre une fois je tiens à carreau parce que ça n'arrivera pas deux fois
14:31
Oui, en fait, ce que j'entends, c'est que vous êtes resté très, très ferme avec lui. À partir du moment où vous l'avez sauvé, vous êtes resté dans une grande fermeté, dans un cadre très strict et très précis. Il le faut.
14:44
Et puis, quelque part, un peu à disposition, parce que, quelquefois, vous avez des appels en pleine nuit, parce que...
14:57
il a vu une bière ou deux chez lui, c'était son jour de repos, et puis il en a un petit peu dans le nez, et puis voilà, il vous appelle, puis vous êtes là jusqu'à 3h du matin à l'écouter parler, parce qu'on ne peut pas en placer une, mais il a besoin de vider son sac, donc il vit son sac.
15:13
Et en général, il parle de quoi ?
15:16
De tout, de rien, de son enfance, il en veut à la terre entière, il en veut à sa sœur, il en veut à tout le monde.
15:25
Est-ce que vous voyez votre petit-fils ? Est-ce que lui voit son fils ?
15:29
Alors là, il revoyait son fils, oui. Après, il a un boulot pas facile. Qu'est-ce qu'il fait, Martine ? Normalement, il a un BTS électro-technicien. Il pourrait travailler dans une boîte d'informatique. Il s'est formé tout seul à l'informatique.
15:52
Il ne montre pas de programme, mais il vous démontre les ordinateurs, il vous les remet en place.
15:57
Il ne s'est quand même pas trop mal débrouillé, vu son parcours.
16:02
Je n'ai pas lâché prise non plus pour les études.
16:06
Est-ce que vous êtes fatigué quand même, Martine ? Parce que c'est très, très lourd à porter pour une maman toute seule, tout ça.
16:13
S'il n'y avait eu que ça, mon Dieu Seigneur. Je suis divorcé depuis...
16:20
Alors 73 ans, ça fait 38 ans.
16:29
Et vous n'avez pas refait votre vie ?
16:31
Je n'ai jamais refait ma vie.
16:33
Pas d'homme du tout, même pas des aventures ou une aventure un peu longue ? Ah oui, quand même.
16:37
J'ai eu des aventures, mais je me suis mis une carapace. Il y a eu trois qui ont compté, mais on m'a planté un couteau dans le dos, donc terminé.
16:47
Oui, et puis ça demande beaucoup d'énergie de s'occuper de ces enfants comme ça qui vont si mal.
16:51
J'ai géré la fin de vie de mon père, qui est parti très jeune, parti à 69 ans, avec un dérivé d'Alzheimer, et là-dessus j'ai porté ma mère à bout de bras en plus pendant 25 ans.
17:11
Et est-ce que vos enfants, aussi abîmés et cassés qu'ils sont, s'occupent un petit peu de vous aussi Martine ?
17:20
On va dire vraiment un petit peu.
17:25
Qu'est-ce que vous entendez par là ? C'est juste un petit message, une fois de temps en temps. Votre fils, vous le voyez tout le temps, puisque vous continuez de le materner en dépit de son âge, puisqu'il a 43 ans.
17:33
Non, non, non, il a son appartement, il a son boulot.
17:37
Oui, mais vous le maternez quand même dans le lien, dans la relation.
17:41
Il y a une relation, c'est moi qui fais son âge, donc automatiquement...
17:45
Voilà, le materner, c'est ce que je dis.
17:48
Je sais où il travaille, c'est pratiquement moi qui l'ai placé.
17:52
Donc régulièrement, j'y vais de temps en temps boire un pot ou voilà.
17:57
Mais vous avez toujours un œil. Voilà, c'est pour ça que je parle de maternage. C'est pour ça que je parle de maternage. Vous ne pouvez pas vous occuper de vous, vous vous occupez de lui.
18:05
Oui, oui, oui. Encore aujourd'hui. Je suis comme ma fille. Et de toute façon, à mon fils, j'ai fait tout ce qu'il fallait faire pour les changements de banque, pour les crédits, pour le rachat de voitures, enfin tout ça. Et j'ai toujours été caution. Les conseillères savaient. Il fallait passer par moi et j'ai procuration visuelle sur le compte. Je ne peux pas avoir à intervenir. Par contre, quand il y a un coup dur, on crie maman.
18:39
En tout cas, j'espère que Martine, vous savez à quel point vous êtes une femme courageuse aujourd'hui à votre âge.
18:47
Je ne sais pas si je suis courageuse. Je suis peut-être mère...
18:51
J'ai été maman pouille, mais je reste mère avant tout.
18:54
Oui, c'est ce qu'on entend, et c'est le message que vous vouliez transmettre à Charlotte tout à l'heure, qu'elle garde bien l'espoir, c'est ça. Qu'elle garde l'espoir et qu'elle maintienne le contact.
19:03
Voilà, c'est comme quand vous disiez, maître, ne pas l'embêter, aller sonner à sa porte. Non. Personnellement, je ne vais jamais nister l'un, nister l'autre.
19:16
Sans y être invité. Mais restez dans le contact. Merci beaucoup Martine d'être intervenue ce soir pour donner de l'espoir à Charlotte. Prenez bien soin de vous aussi. Vous êtes précieuse pour vos enfants. Merci beaucoup Martine. Au revoir. On arrive à la fin de l'émission Martine.
19:32
Oui, je sais.
19:32
Belle nuit, douce nuit à l'écoute d'Europe 1. Je vous écoute tous les jours. Merci beaucoup. Au revoir.
19:37
Je vous écoute et j'aime bien. Et on apprend beaucoup.
19:41
Merci beaucoup. Au revoir.
20:17
I know you have got the time Cause anything I want you do We'll take a ride through the strangers Who don't understand how to feel In the death car C'est parti
21:15
C'est parti !
21:40
... ... ... ... ...
22:14
... ... ... ...
23:12
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon. Bonsoir Bény.
23:16
Bonsoir Valérie.
23:18
Vous voulez nous parler de la couvade. Alors ça c'est intéressant. Parce que la couvade c'est quoi ? C'est quand un homme a tous les symptômes de sa femme enceinte.
23:29
Effectivement Valérie, la couvade.
23:32
C'est un symptôme qui nous tombe dessus, auquel nous n'y attendons pas.
23:41
Est-ce que vous connaissiez ce terme, la couvade, avant de la vivre ?
23:46
Absolument pas. Je l'ai découvert au fur et à mesure du phénomène.
23:54
De la grossesse de votre femme.
23:56
Complètement.
23:57
Alors comment ça s'est passé ? C'était il y a combien de temps déjà bénie ?
24:02
Alors, il y a 18 ans, quasiment jour pour jour, parce que mon fils vient de faire, il y a à peine un mois, ses 18 ans. Et bien sûr, tout au long de la grossesse de ma femme, il y a beaucoup de choses qui ont changé. D'abord, ça a été sa première grossesse, car elle en a eu deux.
24:26
Oui ?
24:28
Et j'ai découvert la coupade. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je ne me rendais absolument pas compte. Et derrière, ma femme réagissait en me disant, mais qu'est-ce qui t'arrive ? C'est moi qui suis enceinte et c'est toi qui as les symptômes.
24:48
Ah oui, parce qu'elle n'avait pas les symptômes.
24:51
Non, elle, figurez-vous qu'elle est très attention à elle, et moi absolument pas.
24:57
D'accord, donc vous avez pris combien de kilos ?
25:00
On va dire une dizaine.
25:02
Ah oui, vous avez pris les kilos de la grossesse. Et elle, elle a pris combien de kilos ?
25:07
Elle a dû prendre une dizaine également, 10-15 kilos. Et moi j'ai pris le reste.
25:14
D'accord, donc vous avez pris quasiment les mêmes kilos. Est-ce que les kilos se sont mis dans votre estomac, genre façon ventre de femme enceinte ?
25:27
Oui, parce que d'abord, je ne me rendais pas compte que je grossissais. Je me levais la nuit pour manger, j'avais mal au dos. Alors, je n'avais pas les nausées. J'avais les fatigues, mais c'était assez bizarre. Et les symptômes que j'avais, ma femme me les faisait remarquer en me disant, mais qu'est-ce qui t'arrive ? T'es fatigué, tu dors beaucoup, tu te plains du dos, tu manges à pas d'heure.
26:01
Et c'est moi qui suis enceinte. Donc il y a un problème. Oui, il y a un problème. Effectivement, elle me... Elle me... Pardon, comment dire ? Elle me fait relever tous ses symptômes. Pardon. Tous ses symptômes. Et je ne m'en rendais absolument plus.
26:27
Oui, allez-y, pardonnez-moi.
26:28
Non, allez-y, pardon. Non, non, non, je vous écoute, Bény Alizé. En fait, tout au long de sa grossesse, on la vivait bien. C'était sa première grossesse. Donc, je faisais attention à elle. Bien sûr, à la deuxième également. Mais je faisais attention à elle. Mais je ne me rendais pas compte. La nuit, je me réveillais. Je me réveillais avec l'envie de manger.
26:59
Et est-ce que vous aviez des envies, comme les envies des femmes enceintes, à un moment donné, en envie de gâteau au chocolat, ou envie de compote de pommes, ou d'envie de fraises ? Vous aviez des envies aussi, vous ?
27:11
Oui, j'avais des envies, mais c'était du pain. De pain.
27:15
Vous aviez des envies de pain ? De pain, oui. Après, vous savez, parfois, quand on est enceinte, on a des envies improbables, par moments. Donc, effectivement, pourquoi pas, envie de pain. Est-ce que vous étiez dans la couvade ?
27:28
Et vous mangez combien de quantité de pain, par exemple ?
27:33
Je pouvais aller jusqu'à trois baguettes par jour. Trois, quatre baguettes par jour.
27:37
Ah oui, quand même !
27:40
Quand même, complètement. Je me vois encore me relever à trois heures du matin et manger un beagle, par exemple.
27:48
Ah oui, et votre femme, elle dormait du sommeil du jus ?
27:51
Elle dormait très bien, et moi je me réveillais, je me faisais manger, et j'allais me rendormir. Donc, je pensais bien qu'arrivé le matin, vous êtes ballonné, forcément, le ventre qui grossissait. Et là, je me suis dit, bon, il y a quand même un petit problème, mais je ne me pesais pas. Et bon, forcément...
28:12
Forcément, ça me mettait dans un état de fatigue, parce que je me rendormais en étant lourd, n'ayant pas digéré, ayant une digestion un peu longue, donc c'était compliqué.
28:24
Et puis le pain, c'est des calories vides en plus, ça ne sert vraiment à rien. Complètement, c'est du sucre. Le sucre, exactement, là vous étiez en train de détraquer votre santé. Avant la couvade, il n'y avait pas ce désir de pain comme ça, compulsif ?
28:37
J'ai toujours eu un désir de pain compulsif, mais là, on peut dire que ça s'était intensifié.
28:42
Et est-ce que vous commencez à vous tenir un peu différemment ? Parce que parfois, les femmes enceintes, elles ont des postures un peu différentes.
28:50
Oui, complètement. Ah oui, aussi. Complètement. J'ai même été apporter une ceinture de contention.
28:57
Oui.
28:59
Une ceinture de contention, parce que forcément, ça me générait des mâles de dos.
29:05
Oui.
29:06
Tout au long de la journée, donc j'avais besoin de m'asseoir, j'avais besoin de m'asseoir, j'avais des somnolences également.
29:18
Et est-ce que finalement, Benny, je ne sais pas comment vous le formulez, est-ce que votre épouse, à un moment donné, s'est sentie un peu dépossédée de sa grossesse ?
29:28
Non, absolument pas, parce qu'elle...
29:32
Elle gérait mieux que moi, mais je ne me rendais pas spécialement compte que j'étais dans un phénomène de couvade. Donc, je grossissais, j'avais certains symptômes, et elle me faisait remarquer un peu, on ne va pas dire au quotidien, mais presque, J'avais quand même certains symptômes.
29:59
C'était bizarre.
30:00
Oui, complètement.
30:01
Mais elle, elle vivait quand même sa grossesse de manière épanouissante. Ce n'était pas parce que vous faisiez tous les symptômes qu'elle n'avait pas qu'elle se disait « Attends, tu es en train de me voler la vedette.
30:09
» Non, parce que j'étais dans la protection, je faisais attention à elle.
30:20
Je faisais attention à elle, donc automatiquement, ça se mariait bien. Mais bon, c'est vrai que ce n'était pas facile.
30:29
Et à quel moment vous savez qu'il s'agit d'une couvade ? Vous avez consulté à ce moment-là ?
30:39
Je me suis posé la question et je me suis dit « bon, ce n'est pas possible ». Je commence à prendre du poids, je commence à être fatigué. Qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai pensé que j'étais certainement en carence de vitamines. J'ai commencé à faire un traitement pour pouvoir me rebooster.
30:59
Ça allait un peu mieux. Ça allait un peu mieux jusqu'au moment où, bon, après, elle a accouché. Et moi, je me suis retrouvé avec tous ces kilos que je ne pouvais pas perdre comme elle, quoi.
31:13
Et donc, quand elle accouche, est-ce que là, les mots d'eau disparaissent ? Est-ce que les endormissements soudains disparaissent ? Est-ce que l'envie de pain en pleine nuit disparaît ? Il ne reste que les kilos à perdre ?
31:28
Où il restent les symptômes quand même ?
31:31
Il me reste les symptômes. Les kilos étaient bien là. La fatigue, forcément, était bien là parce qu'en ayant pris 10-12 kilos, automatiquement, vous vous sentez beaucoup plus lourd, beaucoup plus fatigué. Vous avez du mal à monter les escaliers. J'habite personnellement au troisième étage. Pour monter les escaliers, c'était un peu plus dur. Mais il a fallu que je me reprenne en main, que je fasse énormément de sport.
32:00
Et là, je me suis posé la question. Après, je me suis dit, « Qu'est-ce qui m'est arrivé, en fait ? » Ma femme a accouché, a commencé à perdre ses kilos, et moi, je me retrouve toujours avec mes kilos. Donc, il a fallu que je me ressétisse, que je me rechaîne en main et que je commence à faire du sport. Elle est là. J'ai eu un déclic. Donc, j'ai fait une rotation à 360 et j'ai perdu 29 kilos derrière.
32:25
Ah oui, quand même. Donc finalement, tout est pour le bien.
32:28
Oui, tout est pour le bien.
32:31
Plus de 12 après la grossesse et moins 29 à l'arrivée. Trois ans.
32:36
Tout à fait. Mais ça a pris trois ans avec du sport intensif, avec un rythme de 6 à 7 séances par semaine.
32:43
Ah oui, vous êtes déterminé.
32:46
Ah oui, j'étais déterminé jusqu'au moment. En fait, qu'est-ce qui m'a donné le déclic ? C'est une photo sur la plage où j'étais comme une baleine échouée sur une plage, sur une plage miçoise. Et en voyant la photo, je me suis dit mais ce n'est pas possible, ce n'est pas moi. Et là, j'ai commencé à me reprendre en main.
33:07
Et alors, le deuxième enfant ? Là, vous êtes averti parce que vous connaissez le phénomène de la couvade, vous l'avez vécu, ça vous emmenait dans des extrémités. Le deuxième enfant s'invite. Il se passe quoi, là, pour la deuxième grossesse ?
33:21
Pour la deuxième grossesse, c'était juste après avoir perdu mes 29 kilos. Je ne vais pas recommencer le même schéma que pour la première grossesse.
33:35
J'ai fait attention... J'ai fait attention, ça revenait. Mais je prenais sur moi. Et comme j'ai associé un régime, j'avais arrêté complètement le pain. Donc, j'avais forcément un manque. J'avais forcément un manque. Donc, c'est ce qui m'a aussi aidé. C'est vraiment à travers le sport.
33:58
Donc, pour la deuxième grossesse, vous sentiez que vous alliez reglisser vers une deuxième couvade ?
34:03
Oui.
34:06
Oui, différemment. On va dire différemment parce que je me prenais en main et j'essayais de combattre ce symptôme qui commençait à m'envahir.
34:21
Ah oui, qui était aussi plus fort que vous, même à la deuxième grossesse. Ce serait intéressant qu'on ait un auditeur ou une auditrice qui compose le 01 80 20 39 21 pour nous expliquer ce qui se joue dans la tête des papas lorsqu'ils font une couvade, chers amis solidaires de la libre antenne. Moi, je ne connais pas bien ce sujet, mais c'est intéressant de savoir quels sont les ressorts psychologiques. Vous vous êtes intéressé au sujet après, béni ou pas ?
34:45
Oui, je me suis intéressé au sujet. J'ai commencé à me documenter. J'ai vu qu'effectivement, ça s'appelait une couvade. C'est pour ça que je ne connaissais pas le mot avant. Et je pensais que c'était...
35:04
C'était un simple mot et que ce n'était pas réel. Je me suis bien rendu compte que ça existe. Ce n'était pas facile, mais avec de la détermination et de l'envie, on peut y arriver.
35:23
Mais est-ce que vous savez psychologiquement ce qui se joue ou pas ? Pourquoi est-ce que le papa se met comme ça à couver, un peu comme des oiseaux couvrent leurs oeufs dans un nid ? C'est étonnant. Est-ce qu'il veut prendre le rôle de la maman ou partager le rôle de la mère et ne pas se contenter du rôle du père ou des choses comme ça ? Vous avez regardé un peu la signification ?
35:45
Oui, j'ai regardé un peu la signification. Il s'avère que c'est le conjoint en voulant être protecteur, en voulant aider sa femme ou son épouse. sa conjointe, à supporter cette grossesse et ne pas aller vers, entre guillemets, ce type de caprice qui n'en est pas, qui n'en est pas, mais qui n'en sont pas, mais...
36:22
Mais c'est vraiment pas facile, je crois.
36:25
Oui, il fonctionne par mimétisme, en fait. C'est ça que vous voulez dire. À force de vouloir la protéger et s'en occuper, il l'a mis, mais du coup, il grossit et il a les symptômes comme elle pourrait avoir les symptômes. Bon, sauf que votre épouse, elle ne les avait pas. Donc, deuxième grossesse, pas de couvade. Vous arrivez à gérer alors que vous sentez que vous êtes entraîné par le même phénomène. Et est-ce que vous êtes un papa poule ? Parce que là, on pourrait penser que vous l'êtes, en tout cas, avec vos couvades multipliées, là.
36:53
Oui, papa poule, protecteur. On peut dire aujourd'hui que je suis papa poule, oui, tout à fait.
37:06
Vous êtes lion, non, peut-être, en signes astrologiques ?
37:09
Vous êtes lion, au signe astrologique ?
37:11
Oui, tout à fait. Du mois d'août, d'ailleurs.
37:16
Est-ce que le lion, c'est souvent comme ça ? Un papa poule, hyper protecteur, le roi de la savane. Voilà, vous voyez ce que je veux dire. Comment vous élevez vos garçons ?
37:28
Alors, comment... Personnellement, j'essaye de les élever dans le respect, dans la droiture, dans l'honnêteté.
37:39
Tout en étant présents par rapport à leur vie, mais en les laissant également libres de leur choix.
37:52
Alors, il y en a un qui a 18 ans. J'imagine qu'aujourd'hui, c'est un grand jour parce que c'est le jour du bac. Alors, verdict ?
38:00
Mention assez bien.
38:01
Ah, ben voilà ! Bravo à lui ! Bravo à lui ! Et qu'est-ce qu'il va faire, votre fils aîné ?
38:10
Alors, il aimerait aller dans des études de médecine. Oui. Dans des études de médecine, donc on va essayer de...
38:22
de tout faire pour le diriger dans ce qu'il attend.
38:26
Il a déjà la réponse d'une fac de médecine ? Il l'a déjà ou pas ?
38:31
Non, pas encore. Parce que Parcoursup, c'est un algorithme. C'est pour ça que je vous pose la question.
38:39
Aujourd'hui, c'est bien, ils ont le sésame.
38:41
C'est un marathon aujourd'hui, Parcoursup. C'est vraiment un marathon.
38:48
Il est en attente d'une faculté. Il est sur la liste d'attente.
38:53
Maintenant, on pense essayer de lui faire faire une P0.
38:57
Une P0, pour entrer en médecine, vous êtes obligé de passer par une première année. Et c'est une préparation à la première année, sans être une année préparatoire. Enfin, sans être une année préparatoire, parce qu'on peut passer une première année de médecine en faisant en parallèle une P1. C'est-à-dire que la P1, vous allez à la fac...
39:23
Vous allez directement à la fac et à côté de ça, vous pouvez faire une préparation avec des fiches assistées. Aujourd'hui, on préfère se diriger, je pense, pour lui donner, pour essayer de lui donner plus de chances, de faire une année préparatoire par rapport à la paix, qui est relativement difficile parce qu'il faut faire travailler, travailler et faire que ça, quoi.
39:52
Donc, on va essayer de lui apporter des armes qui vont lui permettre de pouvoir mieux aborder la première année de médecine qui est rédhibitoire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
40:02
Si on la loupe, on ne peut pas le repasser ?
40:04
Aujourd'hui, on ne peut pas la repasser. Alors, il y a différentes branches qui permettent de contourner, qui sont un peu plus longues, mais on préfère aujourd'hui être efficace, sacrifier une année et lui donner toutes les chances pour la suite.
40:26
Est-ce que, Manny, au fil de la vie de vos enfants, parce que déjà à la naissance, vous vivez une couvade, est-ce que maintenant, au fil des expériences de leur vie, les grands tournants, moi je pense par exemple, c'est des garçons, c'est un peu différent des filles, mais moi je me souviens, j'avais du mal à la laisser prendre le RER pour la première fois. Pour moi, ça a été vraiment, waouh, c'était l'expérience de ma vie, de la laisser pour la première fois, aller seule à l'école, à pied. Voilà, tous ces petits moments qui sont décisifs dans leur vie, où on est bien obligé de les laisser s'autonomiser, Et en même temps, comme le moment du bac là aussi par exemple, comment vous avez vécu ces événements ?
41:01
Parce que quand vous vivez une couvade au moment des grossesses de votre femme, comme vous l'avez vécu, vous êtes vraiment partie prenante viscéralement des grandes étapes de vie de vos enfants. Est-ce qu'après ça se rejoue ça ?
41:16
Alors, oui, mais j'ai laissé le relais à ma femme, à mon épouse, qui, elle, du coup, est extrêmement maman poule, donc qui est extrêmement protectrice. Mais du coup, j'ai pris un peu de recul, j'ai préféré la laisser gérer.
41:39
Mais je ne vous cache pas que la première fois qu'il a pris le métro, c'était...
41:47
C'est beau pour elle, un peu moins pour moi, mais pour elle, c'était une épreuve. Elle a toujours besoin de savoir où il est, qu'est-ce qu'il fait, si tout se passe bien. Voilà, parce qu'aujourd'hui, nous vivons en région parisienne et c'est bon, on est quand même obligé de faire attention, de surveiller avec tout ce qui se passe dehors.
42:15
Vous avez raison, vous avez tout à fait raison. Et alors le deuxième, il se destine à quoi ?
42:20
Le deuxième est destiné, il est encore petit, il est en troisième avec un passage en seconde.
42:27
Donc lui, il a passé le brevet, lui ?
42:29
Lui, il a passé le brevet. On n'a pas encore les résultats, mais j'espère que ça devrait aller.
42:34
Oui, il n'y a pas de raison.
42:36
Il va changer d'établissement scolaire. Mais lui, il a eu le parcours tracé du premier, donc c'est beaucoup plus facile pour lui. On lui laisse faire beaucoup plus de choses indirectement. Donc c'est beaucoup plus fluide pour le deuxième que pour le premier.
43:00
Oui, comme souvent. Parce que le premier, on apprend le métier de parent, qui est quand même le métier le plus dur. Il n'y a pas de parent parfait à part ceux qui n'ont pas d'enfant. Donc, effectivement, on ne peut pas être parfait. Quel souvenir vous garderez des grossesses de votre épouse ?
43:17
C'était de beaux moments. C'est des moments qu'on vit qu'une fois dans l'instant T. Et le jour de la naissance, c'est ce qui est le plus beau. C'est ce qu'il y a de plus beau, parce que d'abord, pour le premier, on réalise que nous ne sommes plus deux. Nous sommes trois. Et comme je suis non, automatiquement, vous êtes... Moi, j'étais extrêmement protecteur, notamment avec le premier.
43:51
Le deuxième, on ne va pas dire beaucoup moins, mais j'ai lâché beaucoup... Oui, un peu moins, mais j'ai lâché prise.
44:03
Et bon, ça passe très bien. Du moment qu'on communique et on leur transmet les bases, Donc ça va beaucoup plus facile.
44:18
C'est ça l'éducation. Ça s'appelle l'éducation. Merci beaucoup Bénie d'être intervenue ce soir sur l'antenne d'Europe 1 pour nous parler de ce phénomène rare. Et je vous souhaite un très bel été à tous les quatre. Et puis déjà de grands bravos à vos garçons. Merci beaucoup.
44:35
Ils le méritent.
44:39
Je vous embrasse tous les quatre.
44:40
Au revoir Bénie. Au revoir. Merci.
44:48
Europe 1 La Libre Antenne
44:55
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même, jusqu'à une heure du matin, vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis. Europe 1, la libre antenne.
45:25
Valérie Darmon. Bonsoir Brigitte. Oui, bonsoir Valérie. De quoi voulez-vous nous parler ce soir sur l'antenne d'Europe 1, Brigitte ?
45:38
Eh bien, les adolescents d'aujourd'hui qui cherchent leur place dans une société qui les encombre beaucoup et ils posent des questions de plus en plus intéressantes pour l'avenir, à mon avis.
45:53
Alors, par exemple, à quoi vous faites allusion, Brigitte ?
45:56
Eh bien, il pose des questions aujourd'hui existentielles. Dans le cadre d'ateliers philo, par exemple, ou dans le cadre d'accompagnement, justement, dans ma pratique, je rencontre de plus en plus d'adolescents qui ont des questions, effectivement, inattendues. Leurs parents, par exemple, un adolescent qui demande à son père... à la fin de la consultation, au fait « Pourquoi tu m'as fait naître ? » Un autre, un enfant en classe de 5e, donc 12-13 ans.
46:32
Madame, est-ce que le burn-out, ça existe pour les enfants ? Ou un autre qui dit « Nous, on est un peu de trop ». Et encore un autre qui dit « Moi, j'ai du mal à me motiver parce que je suis un accident ». C'est-à-dire, dans ma pratique, depuis quelques mois... Vous êtes psy, Brigitte ? Oui, je suis psychopédagogue.
46:57
Psychopédagogue, c'est-à-dire que vous êtes vraiment au plus proche des jeunes, en fait, et des parents pour mieux communiquer avec les enfants ?
47:05
C'est ça, exactement. Et leur motivation à apprendre, tout le contexte, effectivement...
47:14
Je veux juste revenir sur ce que vous venez de nous exprimer, là, des questions de ces jeunes. Ils ont quel âge, les jeunes, en question, dont vous nous parlez à l'instant ?
47:21
Est-ce que ça veut dire, Brigitte, que ces jeunes sont plus matures que les générations précédentes ou qu'ils sont plus parentalisés par les parents et auquel cas les parents qui nous écoutent doivent peut-être... appuyés sur le frein pour la parentalisation de leurs enfants ? Parce que là, les questions que vous venez nous livrer, elles sont hyper matures et même hyper inquiétantes, un peu défaitistes.
47:53
Alors voilà, c'est ça. Pour moi, il y a pile et face dans cette histoire-là. À la fois, effectivement, c'est inquiétant. Et nos réponses d'adultes doivent être à la hauteur aujourd'hui. Enfin, je trouve que là, il y a quelque chose qui dit, au fond, qu'ils sont encombrés par toute cette société qui les encombre. Vous aviez une thématique tout à l'heure avec deux personnes qui étaient encombrées de papier.
48:23
D'objets et de souvenirs. C'est ça.
48:27
Tout à fait, d'objets et de souvenirs. Et il y avait la question de leur place là-dedans. Je vis au milieu des papiers, disait l'une d'entre elles.
48:35
Elle vit chez ses papiers. J'ai bien aimé cette formule aussi. Ce soir, on a une émission où on a de jolis mots.
48:42
Oui, c'est vrai, encore plus fort chez les papiers, exact. Et donc pour moi, c'est la place des adolescents aujourd'hui dans une société qui les encombre beaucoup et je me propose de dire à mon sens de quoi ils sont encombrés. Et à la fois, ils posent des questions existentielles parce qu'ils cherchent leur place. Et il y a une quête de place pour eux, une quête de leur place qui me paraît vraiment très intéressante et à la fois inquiétante, évidemment, dans une société où l'inquiétude, finalement, nous touche tous avec cette dramatisation de tout.
49:22
Tout l'espace.
49:23
Tout l'espace, exactement. Alors, très important ce que vous dites, à mon sens, parce que c'est vraiment la place de chacun, la place de nous tous, nous toutes, évidemment, Et là, il y a une citation que vous avez posée tout à l'heure qui me paraît vraiment intéressante. Là, quand vous disiez voir le haut de la montagne au lieu de voir le chemin. En fait, le chemin, on voit le haut de la montagne parce que le chemin est encombré, en fait. Et c'est vrai que pour ces adolescents pour lesquels on parle de burn-out, bon, à la fois, on en fait une priorité de santé publique et à la fois, Au fond, toute la société a mis en place, alors c'est l'évolution de la société, là c'est la faute à personne a priori, je ne parle pas de ça, mais en tout cas, à la fois a mis en place tout pour développer ce burn-out, en fait, puisque tous ces adolescents n'ont pas forcément été protégés, il n'y a plus de filtre entre eux et le monde.
50:27
Les adultes n'ont plus leur place vraiment d'adulte. Donc tous ces adolescents sont pris, voire coincés, dans le marché des peurs, parce que c'est un marché aujourd'hui, voire le marketing des peurs. Et c'est vrai que cela fait émerger, à mon sens, chez eux, les questions que je vous ai dites tout à l'heure, en tout cas, ou leurs réflexions.
50:53
En même temps, ils entendent évidemment qu'au fond, pour la première fois, on affiche clairement que les jeunes générations deviendraient gênantes pour que les adultes mènent une vie sans contrainte.
51:08
Il n'y a même pas que ça, parce que moi je vois les trentenaires aujourd'hui qui ne veulent plus faire d'enfants, par exemple.
51:13
Voilà, effectivement.
51:14
Ça fait froid dans le dos, hein ?
51:16
Tout à fait, c'est porté à l'extrême. Et une société qui ne met plus au monde d'enfants, pour évidemment que la société puisse se développer, se réinventer, qu'il y ait du mouvement, avec effectivement cette musique et cet air que vous avez passé là, Effectivement, avec le baroque pop, on voit bien, on a besoin vraiment de mouvements pour que la société avance, innove, se remette en question, etc.
51:55
Or, si on ne met plus d'enfants au monde, évidemment, à un moment donné, la planète n'a pas besoin d'humains, elle, au fond. Bon, elle peut continuer comme ça. Et donc, il y a mettre au monde des enfants et les faire naître. Ce n'est pas tout à fait pareil. Et c'est vrai que pour moi, dans ce qu'ils disent, tous ces adolescents-là, effectivement, je parle de ma pratique, humblement, eh bien...
52:22
On a l'impression qu'ils sont nés, bien sûr, mais qu'on ne les a pas vraiment mis au monde, dans l'éducation, en tout cas, qui leur permettrait de grandir. Il y a effectivement là quelque chose qui manque, en tout cas, et à la fois, qui les fait aller chercher leurs ressources, en fait, pour répondre aux injonctions, pardon, Là, franchement, c'est révélateur.
52:53
Oui, ça c'est sûr. Eh bien, aux injonctions d'une société qui vraiment... En perte de sens. Complètement... Voilà, en perte de sens. Alors, ils n'ont plus d'exemplarité.
53:06
C'était ma question d'après, c'est-à-dire comment donner une place, donner du sens à la vie des ados alors que les adultes eux-mêmes sont complètement paumés ?
53:14
En fait, c'est ça. C'est-à-dire, il y a la perte de boussole chez les adultes qui, dans une société en devenir, évidemment, doivent tenir, eux, la boussole pour guider leurs enfants, en fait, et eux-mêmes étant effectivement perdus. Eh bien, alors, il n'y a pas d'exemplarité pour eux. Regardez, bon, à l'Assemblée nationale, je ne fais pas de politique ce soir, évidemment, mais à l'Assemblée nationale, je vois un professeur de sciences économiques qui montrait régulièrement, il y a quelques années, vous voyez, sur la chaîne du Sénat...
53:57
les séances de l'Assemblée nationale, c'était intéressant pour leur programme, etc. Et maintenant, moi j'ai échangé avec lui et il me dit, moi c'est fini, je ne peux même plus leur montrer ça, par exemple. C'est-à-dire, évidemment, c'est le contre-exemple total.
54:16
Et à un moment donné, évidemment, est-ce que les adultes peuvent... Pourquoi il ne peut pas leur montrer ce qu'il leur montrait avant, les scènes de l'Assemblée nationale ?
54:28
Eh bien, parce qu'avant, d'après ce qu'il dit, et ça fait plusieurs années de ça qu'il ne fait plus...
54:35
Avant, il y avait un débat, ou en tout cas, il y avait de la correction. Au moins, les gens se tenaient, entre guillemets, c'est ce qu'ils me disaient. Si les adultes ne se tiennent plus, ils ne peuvent pas être donnés une sorte d'exemplarité. Et là, à l'Assemblée nationale, vous entendez des jurons dans tous les sens. C'est une espèce de calcophonie. Et on a du mal, par exemple, à illustrer, lui, en tant que professeur de sciences économiques, il voulait illustrer le débat, par exemple.
55:08
Or, là, on a du mal à finalement retrouver même ce qu'est un débat. Et il y a pas mal d'enseignants qui, bon, l'histoire de géographie...
55:17
et d'éducation civique qui dit c'est vrai que le débat c'est un point du programme très intéressant, très important et les adolescents aiment débattre en classe lorsque tout ça est bien cadré, structuré mais effectivement ils n'en ont pas l'exemplarité, c'est-à-dire ils voient au fond des rapports de force permanents.
55:41
au plus haut niveau puisque l'Assemblée nationale et ce sont bien des personnes là qui ont été élues et donc ça donne aussi évidemment un contexte et une image de ce contexte qui forcément ne peut être que préoccupant et comme ils ne sont pas protégés des images que le monde leur parvient en direct de toute façon là Brigitte, est-ce que c'est une jeunesse triste à laquelle vous avez affaire ?
56:11
Alors, il y a cet aspect-là. Vous savez, l'adjectif grave, là. Vous savez, l'enfant grave. Eh bien, il y a cet aspect-là, oui, un peu triste au sens en recherche, en quête et en interrogation, quoi. Et lorsque nous nous étonnons médiatiquement des drames... des enfants qui arrivent à partir avec leur volonté, entre guillemets, en tout cas d'eux-mêmes, tout d'un coup, là, on entend partout, c'est quand même très étonnant, c'est quand même très choquant, etc. Bon, pour moi, franchement, vu ma pratique depuis quelques années, c'est terrible à dire, je vais le dire.
56:55
Mais ça ne m'étonne pas trop, vu ce qu'ils portent. Ils portent énormément. Et on parle des images, par exemple, mais on n'imagine pas ce qu'ils portent en termes de mots aussi. Parce qu'au fond, sur la place publique, plus personne ne se retient sur les mots employés. Albert Camus disait « un homme, ça s'empêche », « un homme, un humain ». ça s'empêche, c'est-à-dire on doit effectivement pouvoir s'empêcher, avoir un petit peu une limite en soi si on est à côté d'enfants.
57:32
Surtout quand on connaît le pouvoir des mots ?
57:35
Alors voilà, le pouvoir des mots est immense, c'est très juste, c'est cela dont je parle, et j'ai une anecdote qui est amusante en soi, mais ça illustre, il me semble, le pouvoir des mots, et on ne peut pas imaginer quelquefois comment ils reçoivent les choses. Un élève de 6e, donc pré-adolescence, adolescence, collège, me dit qu'il n'arrive pas à se motiver car la prof principale, me dit-il, nous a dit « Vous êtes la pire classe de toute ma carrière ».
58:09
Et alors, je lui dis, oui, vraiment, les mots, vous êtes la pire classe, c'est vrai.
58:14
Bonjour l'estime de soi. Bonjour l'estime de soi derrière, oui.
58:18
Exactement. Et je lui dis, écoute, oui, ta professeure, elle était sûrement fatiguée. En tout cas, c'est important que ces mots-là ne restent pas en toi. Donc évidemment, en consultation, dans mon accompagnement, évidemment, j'ai des outils là, comme de votre côté, vous en avez, pour effectivement que ces mots-là ne soient pas pollués. Et il me regarde et il me dit, mais Madame, non, non, ce ne sont pas ces mots-là, ce n'est pas la pire classe. C'est parce que nous, Madame, on ne sait pas ce que ça veut dire carrière, mais ça avait l'air d'être grave.
58:55
Ah oui ?
58:56
La pire classe de toute ma carrière. Et donc là, ils avaient absorbé quoi dans cette classe ? Ils ne connaissaient pas le mot carrière, effectivement, un peu désuet ce mot-là. Mais aussi, ils ont perçu le non-verbal à fond, quoi. C'est-à-dire, je pense que la façon dont... Son enseignante a prononcé le mot carrière. Il va y avoir un nom verbal très chargé. Et donc, on n'imagine pas ce qu'ils peuvent retenir aussi de nos mots. Et l'importance des mots, franchement, sur la place publique...
59:30
sphère médiatique, classe publique, les adultes ne s'empêchent plus. Bon, les mots grossiers, les images...
59:37
Il n'y a plus de filtre, il n'y a plus de civilité. Il n'y a plus du tout de filtre, oui.
59:45
Et sur, par exemple, il y a un domaine où c'est vraiment palpable, en tout cas à mon sens, c'est le domaine de toutes les agressions.
59:54
parce qu'ils en entendent beaucoup parier des agressions. Donc il y a effectivement, pour le coup, un loup à chaque coin de rue. Ils ont peur vraiment de tout cela. Et les mots que les adultes emploient, j'ai entendu même des médecins sur des antennes, etc., Eh bien, vraiment, il n'y a pas de retenue. Des enfants entendent ça, ça les plaque au sol, si j'ose dire. Il y a énormément de cauchemars.
60:27
Voilà, c'est ce que j'allais dire. D'où le nombre d'enfants en cabinet avec des crises d'angoisse et même maintenant de l'agoraphobie.
60:34
Exact. Et je perçois cela complètement dans ma pratique. Oui, tout à fait. Et les crises d'angoisse et aussi les étudiants, par exemple, au niveau licence, j'accompagne aussi des étudiants. Pareil, c'est pris d'angoisse. Alors pourquoi ? On cherche pourquoi ? Or, il y a quelque chose, quelquefois, qui n'est même pas visible. parce que même en cherchant, c'est trop, c'est trop. Il y a quelque chose qui ne va pas là.
61:03
Et quelle réponse vous apportez, Brigitte, et ce sera ma dernière question, à ces jeunes, mais aussi à ces adultes qui arrivent en cabinet et qui disent, écoutez, je ne sais pas, mais...
61:13
Je ne vais pas bien, je ne sais pas exactement pourquoi, mais vraiment, le collectif, j'ai peur, je me sens mal, j'angoisse. Quelle réponse vous accordez à cette société globale qui va mal, qui fait peser un poids et qui inquiète ? Parce que là, on n'est pas sur quelque chose de défini.
61:32
Exact, tout à fait. Alors, il y a trois points pour moi. Il y a déjà, comme ça n'est pas effectivement défini, il y a quelques temps, on pouvait définir davantage, mais là, c'est tellement conséquent. Et le premier point, c'est effectivement de pouvoir se libérer, en tout cas, de ce qu'on peut nommer déjà.
61:56
Et si ça n'est pas nommable, il y a effectivement peut-être des thérapies qui sont plus finalement constructives que d'autres. Par exemple, parler...
62:11
Ne faire que parler, ça ne veut rien dire. Quand je dis ne faire que parler, je sais très bien le poids de tout ça. Mais en tout cas, passer justement au corps, au mouvement du corps, à des techniques effectivement de psychologie, de psychothérapie cognitive. En tout cas, le corps.
62:30
Ou la gestaltérapie.
62:34
Par exemple. Ou bien ne serait-ce que la danse. ne serait-ce que le groupe musical, le chant, toutes ces techniques-là, et puis l'engagement de sa propre créativité, me semblent aujourd'hui effectivement très intéressantes, parce qu'ils trouvent en eux une source qui va s'exprimer, au lieu d'être envahie effectivement de ce truc-là.
63:03
Et puis il y a le travail sur la façon de se projeter et le projet, et même déjà comment se projeter. Pour certains, c'est comment se projeter.
63:14
Et avec une question sous-jacente permanente qui est où s'établir ?
63:20
Exact. Où s'établir ? Et nous revenons effectivement à la place de chacun au monde. Et c'est son rapport au monde, leur rapport au temps. Il y a beaucoup de choses là. Mais effectivement, où s'établir ? C'est tout à fait ça.
63:35
Ça, ça revient beaucoup, beaucoup en consultation, s'établir, quitter les grandes villes, quitter la région parisienne, voire quitter la France de plus en plus.
63:43
Oui, oui, oui, tout à fait. Et puis, évidemment, quand vous dites quelle réponse, il y a forcément, et ça, c'est très, très fort, c'est la nature. On n'imagine pas à quel point c'est ressourçant. Ça paraît aller de soi de dire ça, mais le contact régulier avec la nature, là, effectivement... Apaise vraiment, avec une voie d'apaisement, comme la créativité d'ailleurs.
64:08
Merci beaucoup, Brigitte, d'être intervenue ce soir sur l'antenne d'Europe 1 et d'avoir attiré notre attention sur cette jeunesse qui est trop mature, trop mature pour son âge.
64:18
C'est ça, c'est ça. Donc, il n'a plus le droit à l'insouciance.
64:22
Exactement. Merci beaucoup, Brigitte.
64:25
Je vous en prie, Valérie. Prenez soin de vous. Merci, au revoir. Également.
64:29
Au revoir.
64:38
Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage ST' 501 Now I'm saving all my loving for someone who's loving me Weren't you the one who tried to break me with goodbye?
66:43
You think I'd crumble? You think I'd lay down and die? Oh, you know that I, I will survive. Oh, as long as I know how to love, I know I'm still alive. I've got all my life to live. I've got all my love to give. I'll survive. I will survive.
67:15
I'll survive, I will survive
68:06
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmont. Bonsoir, José.
68:12
Bonsoir.
68:13
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1. Que puis-je faire pour vous ?
68:18
Dites-moi, je vous écoute. Ce que vous pouvez faire pour moi ? Déjà, écoutez. Et je vous remercie. Avec plaisir. J'ai déjà effectivement eu l'occasion de...
68:34
de m'exprimer sur votre antenne, votre libre antenne. Et j'aime à le dire.
68:40
Nous aussi, on aime bien parler de liberté. Et laisser les gens libres de s'exprimer.
68:47
Voilà. Azadi. Azadi, c'est-à-dire liberté en Perse.
68:53
D'accord.
68:54
D'accord. D'ailleurs, Sarah Drogif, qui pensera excellemment...
69:02
contente, effectivement, de me l'entendre dire. Exactement.
69:08
Ce sont vos origines, je sais ?
69:10
Non, absolument pas. Je suis français, alors certainement d'origine, peut-être autre, je ne sais pas. Mais j'ai eu l'occasion, effectivement, de parler sur votre antenne au mois de septembre dernier, où je parlais, effectivement, de de la vie, tout simplement. De ce qu'elle nous apporte, de ce qu'elle nous retire, de ce que nous en apprenons, de ce que l'on ne veut pas voir et de ce qu'on veut bien entendre.
69:48
Et de ce qu'on en fait.
69:49
Et de ce qu'on en fait aussi. Et de ce qu'on en fait. Puisque je ne suis pas dans le déni, et ce cher Nicolas que j'ai eu avant...
70:03
Au téléphone, bon.
70:04
Je le sais exactement parce que je n'ai pas le grand déni. Je suis malade. J'ai une discopatie protrusive dégénérative. Donc, il touche effectivement le dos. Le bas du dos, donc les trois vertèbres lombaires, les trois, les quatre et les cinq.
70:26
Voilà.
70:28
Et je suis aussi...
70:34
alcoolique. Oui. Et je fumais énormément.
70:41
D'accord. Vous vivez dans quelle région et vous avez quel âge, José ?
70:44
Je ne vous ai pas demandé. J'ai mis dans l'eau de France. Oui. J'ai 54 ans.
70:51
D'accord.
70:52
Vous vivez seul ? Je... Je pense qu'on vit plusieurs dans mon cerveau, en fait. D'accord.
71:03
Parce qu'effectivement, je suis HPI, HPE. Donc, mon cerveau fonctionne à 300 l'heure.
71:10
Et continuellement.
71:13
Et continuellement. Et ça, croyez-moi que c'est un véritable handicap. On peut croire que c'est une chance. Mais peut-être oui, parfois. Mais d'autres fois, effectivement, c'est très très dur. Voilà.
71:29
Tout ça pour vous dire que je vous appelle parce que lors de mon intervention au mois de septembre, il m'a été proposé de rentrer en communication avec une personne par la suite.
71:47
Je ne vais pas nommer son prénom, une femme.
71:53
On avait fait un appel sur l'antenne d'Europe 1 à l'époque et quelqu'un était rentré en contact avec vous ?
71:59
C'est ça, José ?
71:59
D'accord, très bien. Et aujourd'hui, effectivement, je suis... Alors, je ne suis pas dans la victimisation, certainement pas. Mais...
72:13
Cette femme, effectivement, c'est bien pour ça que d'ailleurs, même ce soir, je ne voudrais pas que quelqu'un puisse demander mon numéro parce que je n'en veux pas. D'accord, comme ça s'est dit. Voilà, au moins ça s'est dit déjà. Mais cette dame, cette femme, je pense, a dû...
72:39
croire effectivement que j'étais peut-être l'élu. On a commencé à avoir une relation par téléphone, ensemble.
72:54
On ne s'est jamais vus. Je pense qu'il y avait des sentiments qui étaient partagés par elle et par moi. Très vite, ça a basculé parce que je ne vais pas dire ma profession parce que je ne peux pas je ne peux pas la dire j'ai un non pas un droit mais un devoir de réserve pourquoi votre profession a de l'importance par rapport à cette histoire avec cette auditrice qui vous avait contacté ?
73:33
oui parce qu'elle avait on va dire la même profession Donc, c'est pour ça que je n'en parlais pas, parce que je n'ai pas envie... Donc, vous aviez ça en commun.
73:44
En tout cas, vous aviez votre profession en commun, entre autres.
73:47
Oui.
73:50
Moi, j'ai juste une question à ce stade de votre récit, José. Si le courant est si bien passé, et que les sentiments étaient en train de naître, pourquoi être resté dans le virtuel avec le téléphone, ou peut-être la visio, je ne sais pas, et pourquoi ne pas vous être... Pourquoi ne pas se rencontrer ?
74:08
Alors, il y avait un problème, effectivement, d'écart géographique. Voilà. Et puis, il y a un problème aussi, bon, par rapport, comme je vous dis, à mon dos. Voilà. Je ne peux pratiquement pas me déplacer. Oui. Et elle, elle pouvait, non ? Elle aurait pu, oui.
74:30
Elle aurait pu.
74:32
Et ça ne s'est pas fait ?
74:35
Ça ne s'est pas fait. Euh...
74:38
Alors, ça, c'est pas le... Alors, je lui en tiens par rigueur. Voilà, bon, je veux dire, elle a son métier, elle a sa profession, voilà. Mais ce que je n'admets pas, par contre, c'est que, vous voyez, qu'une personne, effectivement, que vous connaissez comme ça, puisse aller chercher, fouiller dans votre vie intime, votre vie privée, aller contacter, alors je ne sais pas si c'est vrai ou pas, mais c'est ce qu'elle m'a dit, en tout cas, aller contacter un centre de soins pour addictologie, demander des choses sur moi, Ensuite, me dire que je suis bipolaire, que j'ai un problème psychologique, ce qui est absolument faux.
75:47
En tout cas, ça partait assez mal, votre relation, si déjà, au bout de quelques semaines de relation, elle appelle le centre de la technologie pour avoir des informations médicales vous concernant. Bonjour, la confiance, non ?
76:02
Justement, c'est ça que je me demande. Je me dis comment elle peut me parler de confiance alors qu'effectivement, elle est capable de faire ça.
76:14
C'est hyper intrusif pour quelqu'un que vous ne connaissez pas.
76:17
C'est plus qu'intrusif parce que même par rapport à son métier, elle n'a pas le droit de faire ça. D'une, elle n'a pas le droit de faire ça.
76:30
Et si, effectivement, elle a eu des informations par un soignant, une soignante, de ce centre dont je vous parle...
76:38
Enfin, ils ne sont pas censés donner de l'information de ce genre non plus.
76:40
Ah ben non, ça ne se fait pas.
76:44
Là, franchement, c'est extrêmement limite si ça a été fait.
76:49
Ah ben, c'est plus que limite.
76:51
Voilà. Donc, je voulais juste...
76:58
Rappelez une chose, c'est que lorsque l'on donne sa confiance en une personne, c'est bien que l'autre s'applique à respecter ça.
77:16
Elle vous l'a dit ? C'est elle qui vous l'a avouée, José ?
77:19
Comment ça s'est passé ? Tu l'as avouée ? Non, parce que je ne suis pas juge, je ne suis pas avocat, je ne suis pas magistrat.
77:27
Est-ce que c'est une confidence qu'elle vous a fait en disant j'ai appelé ton centre d'adictologie ? Comment ça s'est passé ?
77:33
Oui, tout à fait. Elle me l'a dit. J'ai reçu... Je suis littéralement harcelé de messages...
77:50
qui sont incroyables, de brutalité, de méchanceté. Alors que, très franchement, je pense, et ça va peut-être vous paraître, cher Valérie, bizarre que je dise ça, mais je pense que j'aime cette femme. Je l'aime. Et...
78:15
Je ne comprends pas ce déferlement de mots aussi durs, de mots aussi féroces.
78:27
Mais qu'est-ce qui a fait que ça a basculé, José ? Je ne comprends pas. Vous échangez au téléphone régulièrement. Il y a des sentiments qui naissent.
78:36
Elle contacte le centre d'addictologie. Elle vous dit qu'elle le contacte pour quelles raisons ? Elle veut en savoir plus sur vous ou c'est pour vous venir en aide ?
78:43
Non, non, certainement pour me venir en aide. D'accord. Donc là, vous vous opposez ? Au départ, ce qui s'est passé, c'est que j'étais en fait, j'avais été accueilli chez un ami. Et parce qu'effectivement, je n'ai pas Internet et je n'ai rien, donc j'ai demandé à cet ami d'envoyer à cette dame une photo de moi, deux photos de moi.
79:13
Elle a commencé à avoir l'habitude de demander des nouvelles de moi à cette amie. Cette amie, ce monsieur a profité de moi, de ma bourse.
79:36
Comment ça s'est passé ?
79:40
Ça s'est très bien passé, ce qui fait qu'en fin de compte, je suis revenu effectivement dans mon petit logement, ici, de 18 mètres carrés. En fait, je me demande effectivement comment va le monde, comment vont les choses.
80:06
Parce qu'on est capable effectivement de dire plein de choses sur les gens sans savoir exactement qui ils sont. Comme je vous dis, je ne peux pas tout dire sur moi parce que j'ai une profession qui me...
80:30
Qui vous expose. Mais le point de bascule avec cette femme, c'est quoi ? Parce qu'elle prend de vos nouvelles par rapport à cette amie, cette amie qui vous trahit.
80:44
Le point de bascule, effectivement, c'est qu'elle m'exposait sa façon de voir les choses dans le sens amoureux.
80:58
que moi je ne partage pas. J'ai un peu peur de vous dire ça parce que je sais qu'elle va me reconnaître de toute façon. Elle va reconnaître ma voix et tout.
81:10
Que vous vous reconnaissiez, d'accord, mais nous on ne vous connaît pas du tout. D'accord. Puis vous n'allez pas la citer de toutes les manières.
81:23
En gros, effectivement...
81:26
Elle n'a pas arrêté de me parler de ses ex. Voilà. À un moment, elle m'a avoué que, bon, elle était... Ce que je peux respecter, parce que chacun a sa façon de voir les choses. Bon, qu'elle était, effectivement, libertine. Voilà. Et... Ça ne colle pas, effectivement, avec moi, ce que je veux, effectivement, d'une relation avec une personne. Voilà.
81:55
C'est plutôt honnête de sa part qu'elles vous le disent.
81:59
Comment ?
81:59
C'est plutôt honnête de sa part qu'elles vous le disent.
82:03
D'accord. Après, vous, ça ne vous parle pas, vous n'avez pas envie d'une relation de cet ordre, vous vous positionnez, vous dites, je ne veux pas poursuivre, on ne va pas poursuivre puisqu'on n'est pas sur les mêmes projets de toutes les manières.
82:18
Mais le problème, il est, cher Léry, le problème, il est que, bon, je n'arrête pas de subir effectivement des messages de sa part.
82:26
Et pourquoi vous ne la bloquez pas, José ?
82:28
Ah, c'est ce qu'on m'a dit. On m'a dit, ouais, tu devrais la bloquer.
82:31
Bah oui, vous la bloquez de partout, puis vous êtes tranquille. Enfin, vous envoyez un message quand même de fin, parce que c'est mieux de terminer les histoires, en disant, devant le nombre de textos que je reçois de ta part...
82:44
Je préfère... Écoute, c'était très bien cet échange de qualité qu'on a eu. Vous pouvez même lui parler de vos sentiments. Moi, j'étais prêt à t'aimer, même si je ne valide pas le fait que tu sois un peu intrusive dans ma vie privée, etc., à ce stade de la relation. Mais en l'occurrence, avec ce que tu me dis de toi et que tu n'as pas l'air de vouloir y renoncer, moi, ça ne peut pas convenir, donc je vais être dans l'obligation de te bloquer. Voilà, vous faites les choses correctement.
83:10
Oui, mais encore une fois, faut-il pouvoir le faire ?
83:14
Parce que quand j'essaie de l'avoir au téléphone, on me coupe la parole tout de suite.
83:21
Vous envoyez un texto, vous envoyez ça par écrit.
83:25
Oui. Vous réfléchissez, vous écrivez quelque chose d'un peu... Vous l'écrivez, vous le posez, vous le reprenez, quelque chose de juste pour vous ?
83:35
de respectueux aussi, de ce que vous avez vécu, bien sûr, et puis vous n'oubliez rien, parce qu'il ne s'agira pas d'y retourner, parce que sinon vous allez bloquer, débloquer, rebloquer, et puis vous l'envoyez, et ensuite vous bloquez. Pourquoi vous subissez ça, José ? Je ne comprends pas pourquoi vous acceptez de subir le harcèlement ?
83:55
Je ne sais pas, je suis peut-être un peu masou, je ne sais pas.
83:58
Parce que vous avez la sensation que tout n'a pas été dit ?
84:04
je crois qu'effectivement ça a été très rapide et je pense que je pense qu'on a des torts effectivement partagés tel comme moi moi effectivement je ne suis pas en état d'avoir une relation on va dire bien suivie avec une personne puisque je suis alcoolique comme je vous l'ai dit j'ai une intoxication alcoolique et tabagique j'ai mon problème de dos qui ne me permet pas de me de bouger de bouger et elle effectivement je pense alors je vais peut-être un petit peu être vraiment critique je pense qu'elle a un problème aussi par rapport aux hommes Voilà.
85:03
Voilà. Après, est-ce que vous faites du bien mutuellement en vous téléphonant et en étant là l'un pour l'autre ?
85:12
Alors, c'est là où effectivement vous mettez le doigt sur une chose importante. Je pense que finalement, jamais, effectivement, on n'aurait dû se joindre tous les deux.
85:25
Ah, carrément ?
85:25
Jamais. Ah oui. Mais je pense ça maintenant, aujourd'hui. Je pense ça. Je pense qu'effectivement, on n'aurait jamais dû communiquer ensemble. Parce que, vous savez, en amour, dans les sentiments, on croit parfois être compatible avec quelqu'un. Et ce n'est pas toujours le cas.
85:50
Enfin, on parle de quelqu'un que vous n'avez même pas vu, José, là, quand même. On parle d'appels téléphoniques, on est dans du virtuel, on n'est pas dans la vie réelle. Donc là, il y a une part de fantasme, quand même, dans ce que vous nous racontez ce soir.
86:02
Non, non, ce n'est pas du fantasme. Quand vous dites virtuel, la voix, ce n'est pas quelque chose de virtuel.
86:09
Non, mais je veux dire... Oui, mais ensuite, il n'y a pas eu de... Enfin, vous ne l'avez pas senti, dans tous les sens du terme d'ailleurs, vous ne l'avez pas eu en face de vous, vous n'avez pas capté son langage psychocorporel, et on sait que plus de 80% de la communication est psychocorporelle. Enfin, il y a toute la réalité, toute la vie.
86:29
Là, je suis en train de vous parler, donc moi, je ne suis pas quelqu'un de virtuel, là. J'ai une voix.
86:36
Oui, mais ça ne suffit pas pour avoir une relation amoureuse, ça ne suffit pas. Le téléphone ou même la relation épistolaire, tout ça fait partie de l'ensemble et ça ne suffit pas.
86:54
Oui. Non, moi ma question était si ça vous fait du bien à tous les deux d'être en contact ?
87:00
Parce que vous avez la sensation de vivre quelque chose d'affectif, que vous vous sentez moins seul.
87:08
J'avais cette sensation. Elle aussi me le disait au départ. Elle me disait que, bon, oui, j'étais quelqu'un de bien, quelqu'un d'extraordinaire et tout, et je n'attends pas forcément qu'on me dise ça de moi. Je ne suis pas forcément plus extraordinaire que n'importe qui, bon.
87:26
Mais vous vous sentiez valorisé. C'est important de se sentir valorisé.
87:30
Oui, surtout dans mon état.
87:32
Oui, ben oui.
87:33
Et... En fait, je suis un peu... Comment ? Je vais reprendre un mot, effectivement, que j'ai entendu au cours de votre émission ce soir. Je ne suis pas déçu. Je suis triste. Voilà.
87:53
Et c'est bien pire d'être triste que déçu.
87:58
Qu'est-ce que vous aimeriez dans l'idéal, José, avec cette femme ?
88:06
J'aimerais pouvoir reprendre le contact avec elle et qu'on puisse s'expliquer, s'exprimer les choses, la voir, forcément, qu'on se rencontre, qu'on puisse s'embrasser.
88:24
qu'on puisse se toucher, qu'on puisse se sentir. Et là, je me rends compte que non, ce n'est pas possible. Et ce n'est pas faute de moi d'essayer, mais c'est qu'apparemment, je pense qu'elle ne veut pas. Elle ne veut plus.
88:47
Vous lui avez dit tout ça ?
88:51
Non, je pense qu'elle va me reconnaître le soir, effectivement, sur votre antenne. Elle va reconnaître ma voix. Et que peut-être, effectivement, elle saura, effectivement, que moi, dans ma démarche, effectivement, dans une démarche que je n'ai même pas demandé, parce que je vous dis, au départ, quand j'ai eu... J'ai pu, effectivement, avoir...
89:20
Le droit de m'exprimer effectivement sur votre antenne au mois de septembre dernier, je n'attendais personne en fait. Je n'attendais personne. Et je ne sais plus qui m'a dit qu'il y a trois personnes qui veulent communiquer avec vous, dont cette personne dont je vous parle.
89:39
Je me suis dit, oui, chouette.
89:41
Pourquoi pas ? Oui, c'est ça. Parce que nous, ce qu'on fait, c'est qu'on vous donne, on donne le contact à l'auditeur qui nous appelle et l'auditeur qui nous appelle ou l'auditrice appelle ou pas. C'est comme ça que ça se passe.
89:51
J'entends bien Valérie. Mais tout ça pour vous dire que ma démarche au mois de septembre n'était pas... N'était pas celle-là, oui.
89:59
Mais la vie en a choisi autrement, visiblement, José, en tout cas.
90:02
Oui, voilà.
90:05
Et donc j'ai accepté ça, effectivement. J'ai accepté ce contact avec cette dame. Mais je ne m'attendais pas à ce que ça prenne de telles...
90:18
Proportions ?
90:21
Oui, mais en même temps, est-ce que finalement, elle n'a pas fait revibrer votre cœur ? Est-ce qu'elle n'a pas réveillé votre cœur ? Peut-être, je ne sais pas, depuis combien de temps vous n'aviez pas vibré pour quelqu'un, José ? Dans votre état, comme vous dites si bien.
90:37
Ça faisait longtemps. Et la preuve en est, c'est que je l'ai très vite appelé cœur, pas mon cœur. Je l'ai appelé cœur.
90:51
Et donc là, je pense qu'effectivement, puisqu'elle écoute effectivement la libre-antenne, je pense qu'elle va me reconnaître. Donc, je l'appelais « cœur ». Elle m'appelait « mon petit chat ». Moi, je déteste dire « mon » ou « ma ». Voilà. Parce qu'elle n'est pas ma propriété. Donc, je l'appelais « cœur ». Et donc, si là, elle m'écoute, je vais lui dire « cœur, je t'aime ».
91:23
Je crois que les choses sont très claires, j'espère qu'elle vous écoute, cette femme, et que vous ayez au moins la possibilité, tous les deux, de rééchanger, déjà par téléphone, et ensuite au moins de vous rencontrer, et ensuite vous refermerez le dossier, ou pas, avec évidemment, aimer c'est prendre un risque, de toute façon. Aimer c'est prendre un risque, et aimer c'est prendre le risque de souffrir, de toute façon.
91:48
Vivre déjà est un risque ?
91:53
Vous savez, quand on vient au monde, on sait déjà que c'est un risque.
92:03
On ne le sait pas soi-même, mais on sait que déjà, effectivement, lorsqu'un enfant vient au monde, à partir du moment où il vient au monde, à un moment ou à un autre, il va mourir. Donc déjà, c'est un risque.
92:20
Ce que je veux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, visiblement, tous les deux, vous êtes dans une grande authenticité et une grande sincérité. Donc si elle vous écoute, j'espère qu'elle va vous donner une chance de parler de nouveau. Et sinon, si elle ne le fait pas, parce que peut-être qu'elle n'écoute pas l'émission tout simplement, vous pouvez vous demander aussi cette possibilité de rééchanger.
92:43
Pourquoi ne pas aller au bout ? Alors on a Laure au 73921, c'est vrai, qui dit le contraire, qui dit « Vous trouverez quelqu'un, José, qui respecte vos valeurs et qui vous aimera sincèrement et sans jugement. Mais pour cela, il est important de mettre un terme définitif avec cette personne et vous libérer d'elle. Bon courage.
93:01
» Eh bien, merci.
93:05
Voilà ce que pense Laure. Vous nous dites, elle est libertine, moi je ne suis pas d'accord. Ok, il n'y a aucun problème. Elle est libertine aujourd'hui, peut-être que demain elle ne le sera plus.
93:17
Vous savez, je ne porte même pas de jugement par rapport à ça. Vous savez, bon, voilà, je veux dire, chacun a son mode de fonctionnement, chacun a sa vie, bon, et même ça, vous voyez, je suis même prêt à le...
93:35
Je le respecte.
93:37
Mais je veux dire, quand on est capable de dire à quelqu'un « je t'aime » et une semaine plus tard, aller revoir son ex et vous dire au téléphone en plein nez « j'ai fait l'amour avec lui et ça a été formidable ».
94:00
Ah oui, d'accord. Donc là, on est sur autre chose. Il y a un peu de manipulation.
94:05
Elle n'est pas claire sur ce qu'elle veut avec vous, là, du tout, en fait. Vous n'êtes pas au même endroit.
94:11
Je ne crois pas. Je ne crois pas qu'on soit au même endroit. Voilà, c'est ça. Vous n'êtes pas au même endroit. Je pense qu'on ne vit pas, peut-être, sur la même planète.
94:19
Et Guy, au 73921, vous dit qu'il faut que José passe à autre chose.
94:25
Je vais devoir passer à autre chose. Parce que ma santé en dépend.
94:31
Oui.
94:32
ma santé physique, ma santé intellectuelle, peut-être pas, parce que, et encore, bon, je vais vous dire, bon, c'est un détail, et encore une fois, bon, elle m'a reproché, effectivement, d'être HPE, et d'avoir un QI de 128. Voilà. Ça fait pas de moi, effectivement, un monstre. Ça fait pas de moi quelqu'un, effectivement, de malfaisant, de maldisant, voilà. Et comme je vous dis, bon, c'est même plus un handicap.
95:02
C'est surtout que quand on commence une relation qui date de début septembre sur je te reproche ceci, je te reproche cela, j'appelle le centre médical, je te parle de mes ex, je refais l'amour avec eux et je te raconte, sans avoir vu la personne, ça fait un peu beaucoup comme combo pour démarrer quelque chose, Josy. Oui.
95:20
Voilà. Donc, la vraie question maintenant, c'est comment vous vous protégez ? Le meilleur moyen de se protéger, c'est si elle n'arrête pas de vous harceler, comme vous le dites. Moi, je reprends vos propos. On blacklist. C'est du harcèlement.
95:31
C'est du harcèlement.
95:34
Donc, à partir de là, vous dites ce que vous avez à dire. De toute façon, peut-être qu'elle écoute l'émission et donc elle saura ce que vous avez dans votre cœur. Vous vous êtes authentique du début jusqu'à la fin. Vous n'avez triché sur rien, puisque vous avez tout dit, notamment sur vos addictions.
95:49
Après, il n'y a pas de raison que vous vous laissiez polluer au quotidien. Oui.
95:57
C'est pas facile de vous parler de ça, c'est pas facile, c'est pas simple, parce que j'ai l'impression de... J'ai l'impression de... de me mettre...
96:18
de parler de choses comme ça qui ne sont pas évidentes.
96:21
De vous mettre à nu ?
96:24
Oui, plus ou moins à nu.
96:29
Mais l'amour, on se met à nu quand on parle d'amour, José. Quand on parle vraiment d'amour. Et l'avantage de la radio, c'est qu'on ne se voit pas. Donc on peut se permettre aussi d'être soi.
96:39
Vous savez, Valérie, j'ai quand même eu une bonne nouvelle dans tout ça c'est que depuis mon divorce en 2011 j'ai ma fille aînée qui a repris contact avec moi et qui m'a annoncé qu'elle était mariée et qui m'a dit papa je t'aime et bien ça c'est la plus belle des récompenses ça c'est magnifique c'est la plus belle des récompenses et oui Je vais devoir vous laisser Valérie, laisser mon tour à d'autres personnes.
97:22
On arrive en fin d'émission, José, donc il n'y a aucun problème, il est 0h55 et 30 secondes. Alors si vous voulez, on reste encore quelques minutes, mais si vous préférez que nous raccrochions parce que ça remue peut-être trop de choses en vous, vous savez, on est une antenne qui respecte les individus et leurs ressentis et leurs propos, dans le respect d'autrui bien sûr, donc c'est vous qui choisissez ?
97:48
Je voudrais juste vous dire deux ou trois choses. Déjà, je voudrais vous remercier pour votre écoute, pour votre tolérance, parce qu'il faut faire preuve de tolérance quand on entend des gens qui peuvent vous parler de leur histoire.
98:12
remercier aussi sûrement certaines personnes qui vous ont envoyé et qui vous enverront certainement des messages me concernant voilà je voudrais surtout dire alors ça va peut-être paraître effectivement fou ce que je veux dire bon mais non, je voudrais dire merci à la vie merci merci à la vie est-ce que je peux me allez-y, de toute façon on a encore 3 minutes ensemble allez-y, prenez le temps qu'il reste j'aime bien cette formule j'aime beaucoup effectivement Joe Hume oui, nous aussi j'aurais aimé savoir si c'était possible justement juste après l'émission d'écouter effectivement Cherish
99:13
Sherry ?
99:13
Non, Sherry.
99:17
Attendez, je regarde Tristan. Il va me dire oui ou non, mais là, on n'a pas le temps du tout. Là, ce n'est pas possible. C'est beaucoup trop long pour aller jusqu'en fin d'émission. Ce n'est pas grave. Mais on peut peut-être essayer de le mettre demain, même si nous sommes tenus à une programmation musicale, comme sur toutes les antennes, d'ailleurs.
99:33
D'accord.
99:34
Voilà, on est dans une libre antenne, mais on fait quand même de la radio, donc on a évidemment un cadre à respecter, notamment le numéro de téléphone que l'on donne ou encore les disques que l'on passe. Moi, ce que j'ai envie de vous dire, mais je pense que de toute façon, c'est là où le HPE aide, c'est de ne pas rester dans la tristesse.
99:59
Évidemment. Regardez, on a Sylvia qui vient d'envoyer un message pour vous au 73921. Cette femme n'est pas faite pour cet homme, surtout quand on est libertine.
100:11
Il n'y a pas de jugement à avoir, chacun fait ce qu'il veut, à partir du moment où il ne lui a personne, sur le libertinage notamment. Mais en attendant, tout le monde va dans le même sens. Ce qui est sûr, c'est que vous êtes le mieux placé pour prendre soin de vous, et qu'à partir du moment où la souffrance est trop importante, même si vous n'aviez rien demandé en septembre lorsque vous êtes passé sur l'antenne, la vie s'est invitée sous la forme amoureuse.
100:35
aujourd'hui, on ne reste pas dans la tristesse. On va de l'avant.
100:40
On peut honorer le fait que le cœur se remette à vibrer.
100:44
Oui. C'est pas rien. Elle peut être aussi un trait d'union sur autre chose, sur une autre femme.
100:52
Oui. Dans la chose, Valérie, j'aurais aimé remercier Nicolas.
101:01
Oui.
101:03
faites bien je me joie à vous je me joie à vous Il a été charmant, il a été très très bien.
101:11
Oui, il est extraordinaire. J'ai une équipe vraiment formidable et Nicolas qui m'accompagne depuis si longtemps est particulièrement précieux à mes côtés. Vous avez beaucoup de chance. Oui, bien sûr. Merci à vous aussi et nous avons une auditrice qui vient de dire au 73921 que vous êtes victime de votre très jolie voix. Voilà. Je vous laisse, José. On entend le générique. A bientôt. Au revoir. Au revoir.
101:40
Europe 1 La Libre Antenne
101:47
Bonsoir et bienvenue dans les meilleurs moments et sans doute les moments les plus forts de la libre antenne de cette semaine. N'hésitez pas tout de même à composer le 01 80 20 39 21 01 80 20 39 21 numéro non surtaxé de notre standard et vous pouvez aussi nous écrire pour réagir à ce que vous entendez à l'antenne au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Bonne émission. Europe 1, la libre antenne.
102:17
Bonsoir Olivier.
102:21
Bonsoir.
102:22
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1. De quoi voulez-vous nous parler ce dimanche soir ?
102:26
Moi j'ai un gros problème de logement salubre depuis des années.
102:34
Vous avez quel âge Olivier ? Vous êtes dans quelle région ?
102:38
Pas très loin de Nantes.
102:40
Oui, dans quelle région ?
102:42
Château-Briand, près de Château-Briand. D'accord. Il y a un petit village qui s'appelle La Chapelle-Glin, pour ne pas le nommer.
102:47
Oui, et vous habitez dans votre logement depuis combien de temps ?
102:52
Depuis 2018. Ah oui, ça commence depuis 2018. Après quelques semaines, j'avais des problèmes de respiration. Je n'ai jamais fumé, je n'ai jamais bien vu. J'étais chauffeur routier, donc...
103:06
Et j'avais été motivé pour boire ou punir.
103:09
Bah oui, hygiène de vie oblige, oui, bien sûr.
103:12
Quand on est sur les routes. Oui, sportif aussi, plus jeune.
103:17
Vous avez quel âge aujourd'hui ?
103:19
Je vais avoir 60 ans dans quelques jours.
103:21
Ah, dans quelques jours ? Je vous dis bon anniversaire dès ce soir ?
103:25
Merci, si gentil.
103:28
Bon anniversaire à vous.
103:30
Oui, je te présente à vous. Merci beaucoup.
103:32
Alors, depuis 2018, vous êtes dans ce logement. Et à quel moment vous découvrez qu'il est insalubre et comment, surtout ?
103:39
Alors, comment ? Alors, tout au début, ça ne s'est pas fait comme ça. C'est que j'avais des problèmes de respiration. Donc, j'ai consulté, évidemment. Mon généraliste, pour commencer, qui ne voyait rien. Après, pneumologue, qui ne voyait rien non plus au début, hein.
103:59
Et puis après, si on a trouvé une tache noire au poumon droit.
104:05
Et voilà, t'as pas de chance, comme on dit. Et avec le temps, les semaines et les mois passant, ça, il y avait tout le temps des mauvaises odeurs chez moi. Et en fait, on s'est aperçu que la maison était polluée.
104:28
avec un gaz qu'on appelle H2S. C'est très grave.
104:35
Il faut savoir que j'habite dans l'autissement où il y a 13 maisons. Et à cause de ça, je suis sous oxygène depuis 5 ans maintenant.
104:43
Ah oui ? Vous avez acheté ce bien ? Vous êtes locataire ?
104:46
Non, non, non. Locataire, c'est un bailleur social. D'accord. Je ne sais pas si je peux dire son nom, mais ça ne me dérange pas de le dire. Moi, j'ai rien à cacher.
104:54
On va peut-être éviter. Ça évitera les...
104:57
Si vous voulez. Et ce qui m'inquiète encore plus, c'est que mon petit lotissement manque légèrement en pente pour que les gens qui écoutent puissent comprendre. Et moi, je suis dans le bas du lotissement avec ma voisine.
105:13
qui est un petit peu plus vieux que moi, qui a trois ans de plus que moi et qui elle aussi depuis quelques mois est aussi sous oxygène.
105:23
Mais attendez, le bailleur social, quand vous donnez des attestations de vos médecins, quand il y a deux personnes du même lotissement sur 13 maisons qui éprouvent la même chose, quand vous avez le rapport d'expertise qui montre que vous êtes pollué à ce sulfure d'hydrogène extrêmement grave pour la santé, il ne fait rien le bailleur social ?
105:43
Non. On était même en justice et ça m'avait été très loin et Et c'est très grave. Et c'est ce que j'ai déjà dit et je suis redit. Tout le monde s'en fiche complètement. Mais quand je dis tout le monde, c'est tout le monde. J'ai vu le maire de ma commune, j'ai écrit... Il y en a peut-être que ça fait rigoler, mais j'ai écrit à deux reprises à notre cher président et certains de ses ministres en 2022 et 2024, parce que comme maintenant, il change qu'à l'élément de tous les jours.
106:16
Donc, il faut... Enfin, 2024, il m'a dit, ben non, monsieur, il faut...
106:19
pour réitérer les courriers que vous avez faits il y a deux ans, puisque voilà. Donc, sans aucune réponse, à part les deux premiers ministres de l'époque, M. Cassex, je peux le nommer, tout le monde le connaît, et M. Attal, mais ce n'est pas eux qui répondent, c'est leur chef de cabinet, pour qu'ils transmettent mon dossier au préfet de la Loire-Atlantique, et que M. le préfet se mettrait en contact avec moi très rapidement, j'attends encore, je ne sais même pas s'il y a un préfet dans la Loire-Atlantique, en fait. Mais que ce soit les services sociaux qui sont... à Châteauboyant, qui n'ont jamais rien fait pour moi.
106:53
Et la mairie non plus ?
106:55
Ah non, non, non. Ah non, non, non. Il y a un nouveau maire, parce que l'ancien, qui était très sympathique, est malheureusement décédé. D'une saloperie, comme on dit, comment on appelle ça ?
107:10
Sympathique, mais pas efficace, visiblement, puisqu'il n'y a rien à qui a été fait, non ?
107:14
Ou c'était bien avant 2018 ? Le maire qui était là avant...
107:19
je ne tiendrai pas fond parce que voilà il a essayé le peu de temps que je t'ai connu de m'aider en fait il faisait un peu l'arbitre entre moi et le bailleur social il a même organisé des réunions chez moi mais le nouveau c'est un petit village c'est la campagne il n'y a que des vaches et des tracteurs autour le maire actuel qui est plus jeune est agriculteur donc lui la mairie c'est un plus pour lui Il m'a reçu ma demande à plusieurs reprises, mais ça ne sert à rien.
107:56
Même l'ARS qui ne sert à rien. Personne ne sert à rien en fait.
108:03
Vous avez dit que vous avez attaqué. Est-ce qu'il y a eu un jugement de rendu ?
108:10
Oui, il y a eu des jugements de rendu. Il y a eu un expert qui a fait une fausse expertise. C'est très grave.
108:16
qui est soi-disant de chez moi alors que j'étais pas chez moi puisque j'étais hospitalisé donc comme moi je suis célibataire c'est impossible de rentrer chez moi si je suis pas là et ça c'est très grave et même les juges enfin on va rentrer là-dedans parce que je risque d'être méchant mais ça n'a rien à voir avec le sujet qui nous préoccupe de soi mais bon je sais pas les juges en France ce qu'il se passe aujourd'hui et donc il y a eu des travaux de fait sur décision de justice Là, c'est mon bailleur qui avait demandé, mais nous, on n'était pas tout à fait d'accord avec l'avocat de l'époque parce qu'on avait encore des analyses à faire.
108:50
C'est-à-dire qu'il fallait mettre des balises dans différentes pièces de mon domicile pour relever le taux de gaz H2S. Et eux, ils se sont précipités de faire un référé au tribunal pour faire les travaux, donc avant que nous, on fasse ces prélévants.
109:09
A la limite, les travaux auraient pu stopper la contamination par ce sulfure d'hydrogène, non ?
109:16
C'est ce qui a été fait, madame, en novembre dernier. Tout ce que je vous dis là, j'ai des preuves que je vais vous fournir, évidemment. Donc, les travaux ont été faits par une société qui travaille à l'année pour mon bailleur social, en sachant que mon bailleur social est quand même très important sur la Loire-Atlantique.
109:35
donc la société qui travaille pour mon bailleur voilà ils s'entendent bien on va dire ça comme ça ils devaient être chez moi sur des saisons de justice donc une semaine en novembre 2024 donc ça va bientôt faire un an ils sont restés deux jours et deux jours pour rien faire en fait le travail a été bâclé ils en ont fait que la moitié et ils m'ont mis ma maison dans une étape pas possible Ils mangeaient sur place, enfin ils mettaient leur papier de sandwich le midi sur ma pelouse, enfin bref, ça c'est autre chose.
110:09
Mais bon, il faut le dire quand même. Et quelques semaines après, il y avait toujours une odeur de pourri un petit peu, pas très agréable, des remontées d'égouts au niveau des toilettes et de la douche. Et donc avec mon assurance protection juridique, un expert est intervenu chez moi Et a convoqué mon bailleur social et les gens qui avaient fait les travaux en novembre 2024. Ça, c'était le 2 janvier 2025.
110:39
Et sur ce constat d'expert, il en est ressorti que les travaux avaient été vraiment très mal faits. Il fallait refaire des travaux.
110:52
Oui.
110:53
Donc, au début, il y a eu des échanges par mail. J'ai les mails aussi que je pourrais éventuellement fournir si besoin, parce qu'il y a des gens, des fois, qui doutent. Donc, j'ai tout. J'ai tout par écrit. J'ai toutes les preuves. J'ai des vidéos. J'ai des photos. J'ai tout. Et donc, au début, j'étais d'accord pour refaire des travaux. Et un jour, j'ai reçu un courrier de mon voyageur social par lequel des travaux avaient été faits en novembre 2024 sur décision de justice. Donc, je ne voyais pas l'intérêt d'en refaire d'autres. Donc, voilà.
111:24
à la ligne terminée donc voilà donc en fait on reconnait juridiquement que les travaux ont été mal faits le bailleur social il refuse de les faire c'est même pas juridiquement c'est que il y a eu des travaux sur décision de justice en novembre 2024 par le tribunal de Nantes qui ont été mal faits donc preuve à l'appui le bailleur social laisse ça en l'état c'est ça Donc là, il faudrait que je redépose des plaintes, et c'est grave, parce qu'il y a non assistance à personne en danger, à la limite, et mise en danger de la vie d'autrui.
112:04
Je ne suis pas trop ni avocat, ni gendarme, ni juriste, mais c'est grave. Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est que... Je m'inquiète pour moi, déjà.
112:13
Je m'inquiète aussi pour ma voisine.
112:15
Maintenant, vous êtes deux.
112:17
On est deux. J'ai même une autre voisine il y a 4 ans. Ce n'est pas pire que ça. Il y a aussi un problème. Ce sont des maisons qui datent de 1985 au 1987. Je ne veux pas raconter de bêtises. Il y avait son fils et ses petits-enfants en vacances qui sont originaires de Normandie. C'est carrément le plafond de la salle à manger qui s'est écroulé sur eux le matin au petit-déjeuner.
112:39
Ça aussi, vous pouvez le vérifier sur Internet.
112:43
Mettez plafond, y croulez, lâchez Appelglin 44. Vous allez voir que ce n'est pas des bêtises. Et pareil, là, non plus, je ne voulais rien faire. Donc, on est passé dans un petit journal local qui s'appelle L'Éclaireur pour faire bouger un peu les choses. Mais je suis même passé sur une chaîne de télévision qui n'a plus le droit de les mettre en France.
113:00
parce qu'elle a été financée par la Russie ils sont venus de Paris et c'est passé à la télévision moi je suis passé 5-6 minutes à l'antenne après c'était un débat sur le mal-logement qui durait plus d'une heure il y avait donc deux invités un écologiste et puis un maire le maire d'Autun à l'époque qui était très gentil d'ailleurs et puis voilà on ne peut pas m'en loger parce qu'il n'y a pas de logement ça dépend pour qui Je ne vais pas être méchant, j'ai une quinzaine de demandes de logement chez différents bailleurs sociaux dans le 44, dans le Ménéloir, département voisin et dans le sud de la France parce que pour ma santé ce serait meilleur.
113:42
Toutes mes demandes sont en règle, elles sont toutes à jour.
113:46
Mais il n'y a toujours rien. Ça fait des années.
113:49
Aujourd'hui, vous ne pouvez plus travailler, évidemment, Olivier.
113:53
Non, je suis reconnu malheureusement handicapé et invalide à 80% et plus.
114:01
En plus, c'est très difficile, si on ne vous trouve pas à un logement social, de vous reloger.
114:07
Voilà, c'est ça.
114:11
Quel que soit l'endroit, en tout cas dans votre région, ou alors dans le sud de la France.
114:15
Moi, ça m'est égal. Moi, je recherche plus du côté entre Béziers et Perpignan. Même ailleurs. Entre le 34, le 11 et le 66.
114:28
Il n'y a pas de souci. Moi, je prends de suite. Mais bon, étant handicapé et invalide...
114:34
On ne veut pas vous louper. On ne veut pas vous louper un logement.
114:38
Et quand vous êtes chauffeur routier et que vous avez un salaire à 3 500 avec les frais de route, je dis bien que les gens comprennent parce que quand on part à la semaine, on a les... les frais de route qu'ils ont payés. Et quand vous vous retrouvez avec à peine 1200 euros par mois en comptant l'appel, bien sûr, parce que juste la hache, c'est à peine 900 euros, avec un loyer à 500, parce que je paye quand même mon loyer, malgré tout. Et justement, l'expert qui était venu le 2 janvier, c'est ça qui est quand même intéressant, c'est que quand il a fini son expertise et que les gens qui ont fait le travail, la société qui a fait le travail...
115:16
en novembre, et mon vailleur social était chez moi le 2 janvier 2025, et qu'on s'est réunis autour de ma table dans ma salle à manger, il m'a regardé devant eux, devant tout le monde, et il m'a dit « Monsieur, arrêtez de payer votre loyer ».
115:31
Mais devant tout, je me dis oui, mais monsieur qui est là, il n'a peut-être pas d'accord en parlant de mon bailleur. Il m'a dit, mais moi, je suis au service technique, donc tout ce qui est loyer, ça ne me regarde pas. Et c'est ce qu'on a fait, en fait. J'ai fait ça pendant 4-5 mois, je n'ai pas payé mon loyer, mais rien n'a changé. Là, maintenant, j'ai... Vous avez recommencé à payer, oui, c'est ça. Oui, tout est à jour. Je suis à jour de mes loyers aujourd'hui, bien entendu. Mais c'était pour voir s'ils allaient bouger le petit doigt ou faire quoi que ce soit. Mais non, pas du tout.
115:56
Et le fait qu'il y ait maintenant votre voisine de 64 ans qui soit aussi touchée comme vous, ça ne les fait pas bouger ? Qu'est-ce qu'ils attendent en fait ?
116:03
Qu'on...
116:06
Je ne sais pas.
116:08
Et les autres personnes du lotissement n'ont pas de problème, plus en hauteur ?
116:13
Ah si, il y a d'autres problèmes. Ils ont d'autres problèmes.
116:16
Il y a le plafond qui s'écroule, il y a des choses comme ça.
116:18
Ça a été construit n'importe comment. La dame qui a eu le plafond qui s'écroule, elle a une soeur aussi qui est veuve, qui habite un petit peu plus haut. Elle, c'est son chien qui l'a sauvé. Parce qu'une fois, sa maison a pris feu en pleine nuit. C'est l'aboiement du chien berger allemand qu'elle avait à l'époque qui a sauvé la vie.
116:33
il y a quelques années donc ça c'est sa soeur si si il y a d'autres problèmes il y a un monsieur qui habitait là qui est parti aussi parce qu'il était envahi par les les bullots et tout moi aussi d'ailleurs derrière chez moi puisque moi j'ai un petit bout de terrain quand même derrière et à côté de chez moi il y avait toutes ces maisons en fait ils avaient une partelle de terrain pour faire des jardins si vous voulez des jardins familiaux mais bon tous les anciens maintenant ils s'en vont malheureusement il y a eu des décès il y a eu des décès et les gens qui remplacent ils ne font plus de jardinage ils ne font plus rien donc c'est plus entretenu et moi c'est juste derrière ma maison à moi derrière en fait et l'herbe a fait deux mètres d'eau donc tous les étés même en hiver parce que les rats c'est toute l'année c'est du 1er janvier au 31 décembre mais il y a aussi des reptiles il y a aussi des reptiles j'ai des photos j'ai des vidéos j'ai tout ça ça je l'ai dit à la mairie mais ils s'en
117:28
fichent
117:29
Ils s'en fichent, ils font rien.
117:33
Et votre avocat, il dit quoi, Olivier, là ? Justement, c'est un peu... Il y a quelqu'un que j'aime bien, qui dit souvent, on marche pas la tête. Mais c'est ce que me dit mon avocat. J'écris à d'autres personnes. Là, tu es en train de réécrire à plein de gens. Mais pas aux politiques, parce que de toute façon, on a des politiques...
117:55
Et le procureur de la République ?
117:57
Ils s'en fichent. Ils s'en fichent complètement.
117:59
Vous avez déjà écrit, j'imagine ?
118:01
Oui, le procureur de la République, j'ai écrit à M. Macron. Je dis M. Macron, parce qu'il est président, mais pour moi, c'est pas le mien, toujours. Ils font rien, ces gens-là. Ils ont un beau fauteuil, ils ont une belle place. Ils se battent tous pour garder leur place et leur fauteuil le plus longtemps possible. Ils s'en foutent.
118:18
des petits français comme moi ou de la France en général quand on voit ce qui se passe en ce moment et quand on écoute les informations que ce soit sur votre antenne ou sur une autre il y a des gens qui se font tuer tous les jours c'est un autre sujet justement je me demande dans quel pays on vit mais c'est aberrant de voir ça mais non on nous laisse dans notre petit coin tranquille à marcher dans les excréments parce que j'ai des remontées d'excréments carrément dans mes toilettes et dans ma douche, et puis dans mon cuisine aussi. C'est incroyable. Là, en plein hiver, c'est facile à retrouver sur Internet...
118:52
sur internet. Je suis passé dans un petit journal que je vous disais tout à l'heure.
118:57
Les cléreurs de Châteaubriand. Je le dis comme ça si les auditeurs veulent se renseigner.
119:03
Pour le plafond de ma voisine.
119:06
Et si vous y allez tous ensemble ou si vous signez une pétition tous ensemble, tous les gens de ce lotissement ?
119:14
Il y a une très mauvaise entente dans le lotissement entre voisins. Personne ne s'entend vraiment. En fait...
119:21
Il y a plusieurs clans. Il y a les deux sœurs avec deux autres personnes. Il y a eu beaucoup de changements et il y a une très très mauvaise entente dans l'autisme. Moi, je m'entends bien avec ma voisine d'à côté. Oui, c'est vrai.
119:34
Vous êtes lié par le même problème, surtout.
119:36
Voilà, et on s'entraîne aussi, parce que la pauvre, elle a des enfants, mais qui sont surnantes, donc qui sont à une heure d'ici.
119:42
Vous êtes tous les deux, surtout sous oxygène, à cause des... Oui, sous l'oxygène.
119:48
Elle, depuis quelques mois, bientôt un an. Moi, depuis 2020, 21.
119:53
et c'est très très contraignant j'ai encore un rendez-vous au pneumologue cette semaine j'ai rendez-vous au cardiologue la semaine d'après j'ai des crises de santé toutes les semaines au-delà du fait que ce soit contraignant Olivier c'est juste lamentable
120:09
Vous avez des rapports d'expertise, ils sont contraints de faire des travaux, ils les font mal, ils ne refont pas les travaux. Non mais franchement, où on va ?
120:18
C'est tout à fait ça. J'ai des courriers, madame. J'ai tout ça. C'est pour ça que là, à part des gens comme vous qui sont très sympathiques...
120:29
C'est surtout qu'on est une antenne libre.
120:32
Oui, c'est ça. Il n'y en a plus beaucoup. Ou alors ceux qui parlent de trop, on les...
120:38
On les fait déménager ailleurs, quoi. C'est dommage. C'est dommage.
120:45
Oui, vous êtes une antenne libre, vous êtes une très bonne antenne.
120:48
Moi, j'ai envie de vous dire ce qu'avait dit Roland Pérez l'année dernière à une auditrice qui était dans une impasse par rapport à un dossier et sa garde d'enfants. Il avait dit médiatiser, médiatiser, médiatiser. Moi, j'ai envie de vous dire, et c'est ce que vous faites ce soir. Et merci encore une fois, Olivier, de choisir Europe 1, qui est la Radio Libre, pour exprimer votre mécontentement. Et je vous trouve drôlement calme, en fait.
121:11
raisonnée raisonnable alors que franchement ça m'arrive de me fâcher mais ça ne sert pas à grand chose madame malheureusement quand vous écrivez au président de la république deux fois en 2022-2024 à ses ministres ministres des handicapés ministre de la santé ministre du logement que vous prenez rendez-vous avec votre maire parce qu'on vous conseille on vous dit ben allez voir le maire le maire il a certains pouvoir quand même même que l'ARS ne bouge pas parce qu'apparemment il s'entend très bien avec mon bailleur social
121:41
Ils ont pignon sur rue, ce bailleur social, il a pignon sur rue.
121:46
C'est l'un des plus gros. Je ne sais pas. Ne me dites pas hier le nom. En Loire-Atlantique, ils sont partout. Ils sont partout. Moi, je suis dans un petit village de 800 habitants, l'HP1. C'est 800 habitants. Ils sont partout. Il y a un petit village à côté qui s'appelle Junier des Moutiers, qui est encore plus petit, qui est l'émitrophe avec la Mayenne et le Ménéloir. Moi, je suis l'émitrophe avec trois départements. Je suis carrément dans le nord du 44, moi.
122:16
pour que les gens se situent à peu près. Mais ouais, ils sont partout. Ils sont partout. Mais la seule chose qu'ils font de bien, c'est juste encaisser les loyers. Ça, ils font très bien. Là, on a des poubelles qui ne sont jamais nettoyées. Moi, ça fait huit ans que je suis là, je n'ai jamais vu des poubelles nettoyées. Il y a des raustis dans les poubelles, il y a des astigots même l'hiver. J'ai des vidéos, j'ai des photos, j'ai tout ça. Et tout le monde s'en fout, c'est ça que je ne comprends pas.
122:38
C'est le coup de terre contre le coup de fer, en fait.
122:40
C'est vraiment... Moi, étant le plus petit des deux, je ne crois pas que j'aimerais. Et je n'ai pas les moyens, si vous voulez, financièrement parlant aujourd'hui.
122:49
C'est que vous êtes coincé aujourd'hui, parce que vous ne pouvez plus travailler, parce que votre santé en a pâti. Donc, vous ne pouvez pas déménager non plus ?
122:59
Non plus. À part en passant par un bailleur social. Mais les bailleurs sociaux, entre eux, ils communiquent aussi. Et ce qui est plus ou moins normal, c'est comme un employeur, quand il embauche un nouvel employé, vous avez travaillé ou avant. Et je pense qu'à chaque fois, ils me cassent du sucre sur le dos pour ne pas que je sois pris.
123:20
Et par relation, vous n'avez pas réussi à trouver un autre logement, Olivier ? Par relation ?
123:25
Non, non, non. Les personnes ne m'aident. Je n'ai pas pour habitude. Moi, je ne suis pas quelqu'un qui demande de l'aide. Dans ma vie, je ne vais pas vous la raconter parce que voilà, je n'ai pas pour ça. Mais j'ai eu beaucoup de gros soucis toute ma vie et je n'ai jamais fait de mal à personne. Si je pouvais aider, j'étais plutôt le premier à aider et à donner. Mais personne, j'ai eu une assistante sociale à Châteaubriand que je ne nommerai pas non plus qui n'a jamais rien fait pour moi. Je peux vous le dire.
123:55
Je peux vous le dire, je peux même vous l'écrire et vous le signer. Il y a des dossiers d'allos, on appelle ça des dossiers d'allos. Mais en plus, en tant qu'handicapé et invalide, normalement, on est prioritaire. Je sais que je ne suis pas le seul à être handicapé et invalide pour être prioritaire pour un logement social. Mais il y a ce qu'on appelle des dossiers d'allos qu'on peut envoyer dans les différents départements où on a fait des demandes. Et comme moi je suis sous l'oxygène, et c'est à 20 km de Châteaubriand que je réside, donc elle vient chez moi, très rarement, je l'ai vu une fois ou deux ans là. Elle m'a amené des dossiers d'allôme, mais c'est à l'action sociale de leur remplir les dossiers avec moi.
124:26
Elle m'a juste amené des copies des dossiers d'allôme, elle n'a jamais rempli les dossiers. Elle n'a jamais rempli les dossiers. C'est à moi de le faire quoi.
124:34
Oui. On a Richard qui vient de composer le 01 80 20 39 21. 01 80 20 39 21. C'est le numéro du standard d'Europe 1, évidemment, et de la libre antenne. Richard, bonsoir.
124:47
Oui, bonsoir.
124:48
Merci d'être avec nous ce soir. On vous écoute avec Olivier.
124:52
Voilà, j'ai eu une maison à louer dans l'Allier, si ça intéresse quelqu'un.
124:58
Ah, vous avez une maison à louer dans l'Allier. Et vous seriez prêt à la louer à Olivier ?
125:04
Mais oui, mais quelles sont ses possibilités ? Il m'a dit qu'il est invalide à 80%. Oui, oui, mais il a quand même... Handicapé et invalide à 80%, malheureusement, oui.
125:18
Mais oui, mais vous pouvez bouger. Oui, oui, je peux même conduire. Je suis branché sur un appareil électrique chez moi.
125:27
quasiment H24 et autrement pour aller à la pharmacie qui n'est pas très loin ou des choses comme ça j'ai un petit chariot avec une bouteille d'oxygène la maison est dans l'allié si ça vous intéresse il faut voir le montant de la maison c'est au rez-de-chaussée j'avais prévu une possibilité chaise roulante
125:51
D'accord, PMR. Donc, écoutez, ce qu'on va faire, Richard, merci beaucoup, beaucoup de votre appel, surtout. C'est gentil. Merci, parce qu'on va vous donner le contact de Richard, Olivier. C'est gentil.
126:07
C'est pas trop mon coin, mais c'est gentil.
126:09
En tous les cas, oui, merci beaucoup, Richard, parce que vous avez réagi très vite, très gentiment. Moi, je crois que quand même, Olivier, le plus important, c'est la santé.
126:23
Oui, c'est ce que même les médecins qui me suivent, ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas à tous les niveaux, quels que soient les médecins que je suis. J'ai plein de certificats médicaux, madame, de mon généraliste, de tous. J'ai plein de certificats médicaux. que je pense à mon avocat qui transmet au tribunal, mais même le tribunal ne bouge pas. Il y a pire que moi quand vous envoyez des informations que je vous disais tout à l'heure, quand vous prenez des infos. Il y a pire que moi, je veux dire, mais il y a lui aussi. Moi, je paye mon loyer, je n'embête personne. Tout ce que je demande, c'est de partir d'ici le plus vite possible.
126:54
Et il ne faut pas me dire à moi qu'un bailleur social comme le mien n'a pas un autre appartement.
126:59
Logement quelque part. Oui, parce que vous êtes prêt à garder ce même bailleur social s'il vous reloge ailleurs.
127:08
Malheureusement, oui. Mais il y en a d'autres bailleurs sociaux sur la Loire-Atlantique. Même le Maine-et-Loire. Pour ma santé, le mieux, ce serait le sud de la France. C'est ce que me disent les médecins. Vu mon état de santé, le mieux, ce serait... Enfin, je ne vais pas guérir. C'est clair, ce n'est pas parce que vous déménagez dans le sud de la France que vous allez guérir quand vous avez ce que j'ai. Ça, c'est clair et net. Mais ce serait mieux pour ma santé, déjà. Et c'est vrai que ça m'arrive d'y aller quand je peux. Et c'est vrai que je suis mieux.
127:43
Et même là, l'hiver, vous venez chez moi en hiver, comme vos anciens collègues qui n'ont plus le droit d'émettre malheureusement, qui sont quand même très gentils parce qu'ils sont venus de Paris en train jusqu'à Angers ils ont loué une voiture il y avait un caméraman, un preneur de son et une journaliste et ils sont venus ici en plein Covid et c'est vrai que elle m'a posé une question, c'était juste avant la dernière réduction présidentielle et elle m'a dit qu'est-ce que vous auriez éventuellement à dire à ces gens-là Qu'est-ce que vous voulez dire à ces gens-là ?
128:18
Il n'y a rien à dire, en fait. Quelles que soient les... Vous aimeriez surtout que ça bouge, en fait, et que la justice s'accomplisse.
128:26
Voilà.
128:26
Déjà que les... Oui. Que les justes s'accomplissent. Oui, c'est ça. L'une rose de 73921 suggère que vous contactiez les avocats dans les permanences gratuites des mairies. J'imagine que vous l'avez fait.
128:34
Parce que vous avez un avocat, de toute façon, voilà. Et j'en ai un qui est... J'en ai eu plus sûr, parce que moi, j'ai... Il n'y a pas les moyens de payer un avocat, donc j'ai le droit à l'aide juridictionnelle. Ils ne les prennent pas tous. J'en ai un qui est très bien, qui est serein, qui est très bien. C'est très gentil, cette dame.
128:50
Oui, mais ça ne fait pas bouger le dossier. On a Daniel qui vient de composer...
128:53
J'ai tout essayé, j'ai tout essayé.
128:56
On a Daniel. Peut-être que la Libre Antenne va encore réaliser des miracles, parce que... Parce que grâce aux auditeurs, on y arrive souvent. Daniel, merci d'avoir composé le numéro du standard 01 80 20 39 21, le numéro gratuit de notre standard. On vous écoute, Daniel. Bonsoir. Bonjour à tous.
129:13
Moi, je n'ai pas un problème aussi important que ce monsieur.
129:19
Mais mon appartement est classé indécent.
129:26
Oui.
129:27
Alors, la différence entre indécent, c'est insalubre ?
129:30
Je peux encore vivre, mais il n'est pas dans les normes.
129:35
D'accord. L'électricité dans le couloir, les fils sont en nu. Il y a beaucoup de choses. Il y a eu une expertise de fait. Ils devaient faire des travaux qui ne seront jamais faits. La colonne de l'évacuation des eaux des WC qui fuite tous mes voisins viennent chez moi. Rien n'est fait.
129:57
En reste de représailles, mon propriétaire m'a dénoncé mon bail.
130:03
Donc, c'est-à-dire ?
130:07
C'est-à-dire que depuis le 1er juin, je suis squatteur, mais je paye mon loyer. J'ajoute de tout. Je n'ai jamais pu avoir une quittance de loyer, rien du tout. Et de plus en plus, le bâtiment, il s'affaisse.
130:27
Parce qu'à chaque orage, les parties communes sont inondées. Ça fait 8 ans. On a un syndic qui a Dijon qui ne fait absolument rien.
130:35
Vous habitez dans quelle région, Daniel ? Dans quelle ville ?
130:38
À côté de Dijon, à Cheneau.
130:43
Et vous avez quel âge ?
130:45
Moi, j'ai 78 ans.
130:47
78 ans et vous êtes dans cette situation ? Ils sont dans l'obligation de vous reloger. Olivier, vous vouliez intervenir ?
130:56
Non, c'est aberrant. C'est aberrant. Je sais très bien que je ne suis pas le seul dans une situation comme celle-là. Mais bon, moi, je suis quand même malade à cause de... Et puis, c'est quand même pas rien. Après, on est beaucoup en France à être mal logés. Je sais très bien. Je ne dirais pas que je travaille là-dessus tous les jours, mais presque. Mais vous pouvez frapper à toutes les portes au niveau des politiques, quels qu'ils soient, de quel côté. Enfin, si, il y en a peut-être un qui... Voilà. Ce qui serait bien, mais bon...
131:27
Après, cela l'engage chez moi. C'est vrai que moi, tout ce qui est politique, il n'y a pas d'aide, il n'y a rien. Ils se renvoient la balle les uns les autres.
131:40
s'ils renvoient la balle les uns les autres, on transfère au préfet à Loire-Atlantique, vous aurez des nouvelles de M. le préfet.
131:48
Vous, dans votre cas, surtout, il y a les preuves, il y a les expertises, il y a les attestations médicales, ils ont fait les travaux, ce qui veut dire qu'ils reconnaissent Ils reconnaissent qu'il y a eu... Enfin, ça a été mal construit.
132:03
En novembre, c'était sur décision de justice, mais sur demande de Montbailleur. Puisque nous, on voulait faire de l'expertise, mais ils ne nous ont pas laissé le pain. Donc, eux, par contre, ceux qui sont en tort et ceux qui ont l'autorisation de faire des travaux Avant la date que nous on voulait, mais bon, c'est pas grave. Comme ça, au moins je serai tranquille, ça sera fait.
132:19
Mais ça a été tout un... Non, mais c'est une reconnaissance du bailleur social qu'il y a vraiment un gros problème. Ils font les travaux, mais comme ils les font mal, ils ne les refont pas derrière.
132:29
Il y a quand même un problème. Il y a eu des travaux de fait, effectivement, en novembre 2024, sur décision de justice. Alors, ils sont venus le matin à 9h, j'avais le courrier recommandé avant, ils sont venus avec le commissaire de justice, commissaire de justice, le maire avec un adjoint, la société qui devait faire les travaux, que je n'aimerais pas, et puis un représentant de Montballeur aussi.
132:57
C'était un vrai cinéma. J'ai filmé, j'ai la vidéo et tout.
133:01
Tout ça pour faire des travaux qui sont mal faits, en plus.
133:04
Normalement, cette société-là devait être chez moi pendant une semaine pour faire les travaux. Ils ont été là que deux jours.
133:12
que deux jours. La salle de bain, ils devaient la refaire, c'est même pas eux qui l'ont fait. Mon bailleur a été obligé de faire appel à une autre société, ça a été fait très bien d'ailleurs par ces sociétés après. Et le pire, le pire, Madame, c'est que la société qui est venue faire les travaux chez moi, qui n'était là que deux jours au lieu d'une semaine, puisque la décision de justice disait qu'il fallait cinq jours, donc une semaine entière, c'est moi qui leur ai prêté des outils à moi pour qu'ils puissent défaire certaines choses chez moi pour les remplacer.
133:42
C'est moi qui aurais prêté des outils à ces gens-là. C'est une très grosse société aussi. Oui, une très grosse société sur Nantes.
133:53
Mais ça, le commissaire de justice l'a notifié, mais le commissaire de justice qui est venu, enfin la commissaire, parce qu'en l'occurrence c'était une dame, elle était plus là pour mon bailleur social en fait que pour moi, que la demande était... Oui, venez du bailleur social, au moins ils ont bougé. Venez du bailleur social.
134:16
Et vous Daniel, là vous attendez quoi en fait ? Parce que pour l'instant rien ne bouge non plus du côté de chez vous là.
134:23
Ça commence un peu à bouger. Bon, j'ai déjà deux constats d'huissiers pour qu'ils montrent les gars qu'il y a, mais j'ai un problème énorme, c'est que je ne suis pas comme monsieur, mais avec un taux d'humidité de plus de 73% dans l'appartement, Je commence à boire de l'arthrose. On m'a fait une prothèse de hanche, ça fera un an, le 3 décembre. Eh bien, si je reste à la maison 2-3 jours, je ne peux plus marcher derrière.
134:59
Et là, maintenant, j'ai su, dernièrement, que je passe au contentieux le 9 mars, Pour voir ce que je me plains de mon propriétaire.
135:11
Vous, qu'est-ce que vous demandez ? Daniel, qu'est-ce que vous demandez, vous, exactement, en fait ?
135:16
Qu'ils fassent les travaux, que je ne sois pas embêté avec les excréments de mes voisins, que la colonne suit. Mais ils ne feront rien ? Parce que notre syndic, celle qui représente notre syndic, voudrait que je parte pour faire les travaux. Mon propriétaire, qui est un marchand de sommeil, l'a donné, il y a deux ans, à un cabinet pour gérer l'appartement. Le cabinet M.
135:47
N. Atalant devait m'envoyer à chaque mois un appel de loyer ma quittance. Je n'ai jamais eu de quittance.
135:59
Vous avez pris un avocat, Daniel, vous, de votre côté ?
136:01
Oui, j'ai pris un avocat qui vient de l'affaire. J'ai vu la ville qui me soutienne beaucoup, le CNL, le centre national du logement qui me soutienne beaucoup. J'ai écrit à beaucoup de monde, mais de toute façon, maintenant, la réponse, on ne répond même plus. C'est l'honnêteté des politiques et des autres.
136:25
On ne répond pas, c'est plus facile. Oui, c'est ce que nous expliquait Olivier. Olivier, vous avez saisi le CNL aussi, j'imagine.
136:31
Oui, oui, j'ai tout fait, moi. Là, c'est pour vous dire, moi, depuis le mois d'août, j'ai appelé mon bailleur social à 18 reprises. Je n'ai aucune réponse. J'ai écrit à la nouvelle directrice, parce que ça a changé de directrice, l'ancienne est partie. Je n'ai aucune réponse. Que ce soit par téléphone, déjà, là, on n'a pas de problème. Mais quand on écrit en recommandé quelques exceptions, j'ai tous les courriers, je cherche de tout, de toute façon. tout ce qui est trace écrite, tous mes courriers, je les garde. Ils ne répondent pas.
137:01
Ce qui est incroyable, dans vos cas à tous les deux, et vous n'êtes pas les seuls, c'est que vous êtes d'honnêtes gens, vous payez vos impôts correctement, avec vos moyens, l'un comme l'autre, vous êtes dans vos droits, et qu'en face, personne ne fait rien, ni les syndicats, ni les bailleurs sociaux, ni rien.
137:19
C'est malheureusement, madame, la frontière aujourd'hui.
137:22
Monnaie courante, oui.
137:23
Et voilà.
137:27
Daniel, Daniel, Olivier, on va laisser parler.
137:29
Mais c'est moi le pire. Je vais vous dire, il y a un an, si je venais des frites avec ma friteuse traditionnelle, au moment où j'ai lancé mon panier pour les faire griller, ça a débordé. Heureusement que c'était de la végétaline, ça aurait été de l'huile, il y aurait eu de feu à l'appartement. Parce que comme l'appartement s'affaisse, la cuisinière n'est plus droite, donc obligatoirement, à chaque fois que je fais à manger, il n'y a qu'un côté qui cuit, l'autre, il n'y a pas d'huile, il n'y a rien du tout.
138:03
J'ai eu la visite Parce que j'ai saisi le CLI, Centre National des Logements Salubres. On m'a envoyé la police municipale de mon pays, de ma ville. Mais alors là, à niveau, à la bulle...
138:22
Mais pourquoi la police municipale, Daniel ?
138:24
Parce que soi-disant qu'ils s'occupent de l'hygiène.
138:28
Donc, il m'a dit, non, non, c'est votre poise qui est toute bombée, c'est pour ça. J'avais un champignon que j'avais récupéré dans un bocal. Il y a ça, c'est quoi? Il a ouvert le bocal, il a déchiqueté le champignon en me disant que c'est du plastique. Je pense que la police municipale d'un pays à côté de Dijon a mieux s'occuper de la circulation que de venir détruire les preuves.
138:57
Je suis outré pour ça. Si c'est ça la France, merci.
139:02
Mais vous, dans votre cas, Daniel, c'est tout l'immeuble qui est indécent.
139:08
Oui, puisqu'il s'apprête.
139:10
Oui, c'est ça, parce que les travaux sont monumentaux.
139:12
Ils sont monumentaux. Le problème qu'il y a, c'est qu'il y a un appartement. On est trois, sept, on a sept blocs d'appartements.
139:26
Mais il y a un pavillon à côté. Et le pavillon à côté, l'évacuation des eaux passe dans le pavillon. Et le pavillon, il est plein de racines dans les tuyaux. Et ça dit qu'il ne veut rien faire. Ils ont fait un caniveau il y a un mois. Enfin, même pas trois semaines. Avant-hier, il y a eu de la pluie. On a été inondés. Et ça fait huit ans que ça dure.
139:52
Oui, mais c'est comme ça.
139:56
Je vais vous faire une confiance. Moi, quand il pleut, j'ai de l'eau chez moi.
139:59
Ah oui.
140:00
Moi, quand il pleut, j'ai de l'eau chez moi.
140:02
Je vais vous faire une confiance. Quand même, c'est que le caniveau ne sert à rien du fait que c'est bouché sur la longueur sur 300 mètres qui va dans l'autre rue.
140:22
Messieurs, je suis obligée de vous laisser. Agathe vous dit au 73921, évidemment, c'est insupportable pour vous deux. Courage. Merci beaucoup d'avoir choisi Europe 1 pour attirer notre attention sur vos situations à l'un comme à l'autre. Et s'il vous plaît, donnez-nous de vos nouvelles. Surtout. Merci à vous.
140:41
Là, je vais être obligé de mettre une caravane devant chez moi pour vivre dans la caravane, en fait.
140:49
Je vous dis à bientôt, tenez-nous au courant s'il vous plaît.
140:52
Tenez-nous au courant. Le monde aura fini par faire De nos cœurs des zones arides Des terres qui craquelent et qui rident Sous un soleil qui indiffère Il faudrait que pleuve l'amour Pendant des nuits Pendant des jours Il faudrait des flammes d'amour Pour des rivières Changer le cours Il faudrait que pleuve ... ... ... ...
142:10
Faut de tristesse accumulée dans le sous-sol de notre chair. Reste-t-il une source limpide, une capacité même timide ? Assez mouvoir comme un naguère, il ne faudrait que pleine l'amour.
142:35
Il faudrait du fleuve d'amour Pour des rivières Changer le cours Il faudrait que pleuve l'amour Pendant des nuits Pendant des jours Il faudrait du fleuve d'amour Pour de l'avenir Changer le cours Changer le cours Pendant des nuits Pendant des jours Il faudrait des fleuves d'amour Pour des rivières Changer le cours Il faudrait que pleuve l'amour Pendant des nuits Pendant des jours Il faudrait des fleuves d'amour Pour de l'avenir Changer le cours Changer
144:25
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmon.
144:29
Bonsoir Henriette. Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1 pour nous parler de 65 ans d'amour. Est-ce que j'ose dire 65 ans d'amour heureux ?
144:43
Vous pouvez le dire oui à 100%.
144:46
Ça nous fait du bien. Alors quel âge vous avez Henriette ?
144:49
Parce que 65 ans d'amour... 66 ans d'amour et 88 ans.
144:56
Vous l'avez connu comment ?
144:58
Eh bien, je l'ai connue sur mon lieu, notre lieu de travail, tous les deux. Et puis, on a flashé. Et puis, voilà. Mais vous savez, il n'y a pas grand-chose à dire. Moi, je vous ai envoyé ce petit message parce que j'entends tout le temps les gens, ils ont beaucoup de malheurs, les femmes, les hommes, ils ont quittés. Et je me suis dit, tiens, un soir de Saint-Valentin, je vais apporter un peu de bonheur.
145:26
Du bonheur et de l'espoir ?
145:28
Et de l'espoir, 65 ans, ça donne de l'espoir à beaucoup d'entre nous.
145:33
Nous avons eu 66 ans de mariage le 30 novembre l'année dernière.
145:38
Ah oui, alors un coup de foudre alors ?
145:41
Pas spécialement, non, non, pas spécialement, parce que je vais vous parler avec mon langage, mais bien souvent j'ai eu envie de le larguer.
145:49
Alors, à quelle occasion, Aurélien ? Dites-nous par exemple ce qu'aurait pu faire que vous l'auriez largué, comme vous dites.
145:56
Oui, à un moment donné, voilà.
146:00
Et puis non. Et puis après, il a fait la guerre d'Algérie. Il est rentré. Et puis on s'est aimé. On a eu nos enfants, nos petits-enfants, arrière-petits-enfants. Et 65 ans, on s'endormait toujours main dans la main. Combien d'enfants, combien de petits-enfants, combien d'arrière-petits-enfants ? Deux enfants, quatre petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants. Une petite fille qui est née le jour de mon anniversaire au mois de décembre.
146:24
Oh magnifique, magnifique. Et alors vous les voyez tous évidemment, tout le monde se voit, tout le monde s'entend.
146:30
Ah bah oui, j'avais encore ce soir mon petit-fils avec sa compagne et puis ma petite-fille, mon arrière-petite-fille.
146:38
Alors quand vous dites Henriette que vous avez failli le larguer, puis après il y a eu la guerre d'Algérie, donc finalement... C'est la guerre d'Algérie qui vous a sauvé.
146:46
Il est parti à la guerre d'Algérie. Et puis, quelques nouvelles de temps en temps, parce que bon, ce n'était pas l'idéal. Je me suis dit, mais qu'est-ce que je m'embête à attendre un homme comme ça ? Et puis, ben non, quand il est rentré, je l'ai attendu avec impatience. On s'est mariés en 59.
147:03
Et puis voilà, on a toujours eu beaucoup de bonheur. Je ne dis pas qu'on ne s'est pas disputé comme tout le monde, comme dans tous les couples.
147:11
C'est la vie. Mais justement, hier on parlait avec Steven Mahoney de l'art de la dispute et combien les disputes peuvent construire le couple parce que c'est l'occasion de se dire des choses et de se rencontrer vraiment. Vous, c'était des disputes comment ? Des disputes explosives ou des disputes ?
147:27
Oui, c'était des disputes explosives. Moi, j'étais très boudeuse. Donc, pour vous dire, par exemple, je boudeais pendant 15 jours. Je ne lui adressais pas la parole. Ah oui, quand même, 15 jours.
147:36
C'est long quand même, Henriette. Vous êtes endurante. Oui, j'ai bien changé quand même. Ah oui. Oui, mais vous avez un certain âge, il y a la sagesse qui est passée par là.
147:45
Je pouvais faire la tête, les invités arrivaient, je lui disais, tiens Robert, tu veux faire ci, tu veux faire ça, avec un grand sourire. Mais quand les gens partaient, je recommençais ma bouderie.
147:57
Et qu'est-ce qui donnait lieu à des bouderies comme ça, dans votre couple ? C'était quoi ? C'était un truc du quotidien ou c'était des gros sujets ?
148:04
C'était pas de gros sujets, c'était rien, je m'en souviens même plus. Ça avait tellement peu d'importance que je m'en souviens même plus avec les années. Je me souviens que des meilleurs moments, on a passé ensemble. Je me souviens aussi de ces trois ans de souffrance, de maladie. Il s'est battu pour moi, beaucoup. Et malheureusement, il est parti au mois de juin l'année dernière. Et puis je suis bien seule, c'est dur, heureusement que je suis bien entourée.
148:35
Mais je vous appelais, c'est vrai que je ne voulais pas trop m'étendre sur ma vie, c'était juste pour vous dire qu'il y avait des couples qui étaient très heureux et qui ne vous appelaient pas pour autant. Mais moi je me suis dit un soir comme ça, je me suis dit tiens, je vais appeler pour dire que moi je suis heureuse.
148:53
Oui, mais vous avez bien fait. Mais vous savez, c'est cette chanson, je crois que c'est Stéphane et Cher, les gens heureux n'ont pas d'histoire. C'est quelque chose comme ça. Voilà, c'est ça. Mais ça fait toujours du bien de les entendre quand même, les histoires des gens heureux.
149:06
C'est un peu les jours heureux, vous voyez. La seule petite chose qu'il y a eu, c'était en 91, j'en avais marre, il fumait énormément. Et puis tous ces ports de peau sentaient la cigarette, je ne supportais plus. Et un matin, je lui ai dit, tu choisis ta cigarette ou ta femme ? Et il m'a choisi.
149:22
Alors ça, c'est une grande preuve d'amour, non ? Pour un fumeur, un vétéré d'arrêter de fumer pour sa femme. Et vous, c'était quoi votre plus grande preuve d'amour ?
149:33
Ma plus grande preuve d'amour, je ne saurais pas dire, c'était qu'on était bien ensemble, on avait nos enfants, on ne se séparait jamais, on ne partait jamais en vacances séparément. La seule fois où on se séparait, c'est parce qu'il y avait un six jours à l'hôpital. Mais non, je ne saurais pas vous dire, je l'ai aimé toute ma vie, je l'aime encore, et puis jamais je... Même à 88 ans, il ne viendrait pas à l'idée de le remplacer. Surtout à 88 ans.
150:05
Est-ce que vous vous disiez beaucoup « je t'aime » ou est-ce que vous vous montriez beaucoup que vous vous aimiez ?
150:11
Non, on avait énormément de gestes affectueux. On se prenait la main, on se tenait par le cou. Je me mettais dans ses bras, même quand il y avait du monde. Mais on n'avait pas besoin de se dire « je t'aime » puisqu'on le savait.
150:24
Ah oui, carrément. Ni l'un ni l'autre n'avaient besoin d'entendre un « je t'aime ». Vous n'aviez pas besoin d'être sécurisé. Parce qu'à un moment donné, on le sait et donc ce n'est plus la peine de se le dire, c'est ça ? Vous n'avez pas besoin de dire « je t'aime ».
150:34
Il faut juste le prouver.
150:39
Oui, après il y a certaines personnes, on a eu des auditrices hier, notamment Kat, en début d'émission, qui disaient qu'elle avait besoin d'entendre des mots rassurants de la part de son compagnon.
150:50
Bon, écoutez, moi, ça n'a pas été mon cas. On a eu une vie heureuse. On s'est aimés. On s'est aimés jusqu'au bout, jusqu'à sa mort. Il a été entouré de ses enfants, petits-enfants. Je suis toujours très bien entourée. Ils sont toujours présents. Là, ce soir, j'avais encore mon petit-fils et puis ma petite-fille. Et mon arrière-petite-fille, c'était super. Voilà.
151:17
Et Henriette, vous disiez que vous vous êtes connue au travail. C'est-à-dire qu'après, vous avez continué de travailler ensemble en plus de vivre ensemble.
151:25
Non, non, non. Après, moi, je suis rentrée à la banque. Lui, il était dans l'imprimerie.
151:34
Et puis, il a fait toute sa carrière comme ça. Et moi, j'ai fait la mienne. Et puis, on ne s'est jamais quitté. Jamais, jamais. On a eu des moments difficiles, des moments douloureux avec le chômage, avec tout ça. Mais on s'est toujours tenu la main.
151:50
Et c'est quoi la recette de la longévité d'un couple heureux ? Et vous pouvez vous en parler parce que vous l'avez vécu.
151:58
Moi, j'ai un arrière-petit-neveu, il n'y a pas longtemps, qui m'a dit « Ma tata, tu peux me dire comment vous avez fait pour vivre si longtemps avec tonton ? » Je lui dis « J'en sais rien, on s'est aimés, c'est tout. Il n'y avait pas à chercher midi à 14h. Il y avait un problème, on le réglait ensemble. »
152:19
Oui, enfin, on s'est aimé, c'est tout. C'est court pour les auditeurs qui nous écoutent parce qu'on s'est aimé, c'est tout.
152:25
On aimerait bien voir la recette, vous savez. Je ne sais pas quoi vous dire. Moi, j'ai eu une vie heureuse. On s'est bien entendu.
152:35
On s'est chamaillé, mais il n'y a jamais eu... Voilà, on a eu nos enfants, on les a aimés, on les a adorés, on les a élevés correctement, on s'est toujours soutenus. Et voilà, 65 ans après, on s'endormait main dans la main.
152:49
Mais il était de bonne composition quand même, Robert, parce que vous boudiez jusqu'à 15 jours. C'est long le boudrier de 15 jours. Oui, mais j'avais 25 ans. Oui, d'accord. Mais enfin, il fallait quand même les passer. Les 15 jours de boudry, ça n'a pas dû être une seule fois.
153:03
Ça passait très vite. J'étais une boudreuse. Mais il m'aimait, voilà.
153:10
Est-ce qu'il y en a un des deux qui aimait plus que l'autre ? Ou est-ce que ça a été en alternance dans la vie ?
153:16
En alternance, on s'aimait autant la clôture. Moi-là, il n'y avait pas de...
153:21
Je pense que peut-être qu'il m'aimait un peu plus parce qu'il était juste... Pour vous dire, quand il s'est...
153:28
Il a pratiquement fermé les yeux, c'était la fin. Il m'a pris la main et il m'a dit « T'es belle, ma femme. » Voilà. Oh, magnifique. Ça raconte 65 ans de vie heureuse.
153:39
Ah oui. Est-ce qu'il y a eu des paliers ? Hier soir, on parlait avec Stephen Mahoney des paliers dans les histoires d'amour, les 3 ans, les 7 ans, etc. Est-ce que vous, vous avez eu des paliers ou pas du tout ?
153:49
Non, pas du tout. Du tout. Du tout. On a eu, je vous dis, des moments difficiles. On a été au chômage tous les deux. Ce n'était pas facile. On a déménagé, on a reménagé, on avait nos enfants. Mais non, on s'est toujours soutenus. Il n'y a pas de mystère. On ne s'aime pas.
154:06
Vous formiez une équipe, en fait.
154:08
Ah oui, tout à fait.
154:10
Oui, un binôme, une association aussi. Pardon ? Une association, c'était aussi votre... Oui ?
154:19
Oui, oui.
154:20
On ne s'est jamais rien caché, enfin je pense. Chaque fois que l'on faisait quelque chose, on en débattait ensemble.
154:29
Henriette, est-ce que Robert, c'était aussi votre meilleur ami ?
154:36
C'était tout pour moi. Mon ami, mon amant, mon mari, c'était tout.
154:43
Alors on a une auditrice qui vous pose la question, vous voyez ça intéresse vraiment nos auditeurs au 73921, c'est quoi la recette ?
154:49
Je ne croyais pas discuter si longtemps avec vous quand même.
154:53
C'est ma dernière question Henriette, après je vous libère.
154:56
C'est pas grave, c'est le temps quand même.
154:58
On a une auditrice qui ne signe pas son message mais qui dit, Henriette, c'est quoi la recette ? La chance de tomber sur une personne qui nous correspond jusque dans toutes les évolutions de la vie ? Ou est-ce que c'est parce que la vie n'évoluait pas à l'époque aussi vite et aussi brusquement qu'aujourd'hui ? J'aimerais comprendre, nous dit cette auditrice au 73921.
155:18
Je crois qu'on discutait, on ne se séparait pas sur un coup de tête, qu'il y avait des enfants qui nous tenaient quand même, alors que maintenant, ça ne marche pas, on se quitte, ils se remarquent chacun de leur côté, il y a des enfants à droite, à gauche... Non, je ne sais pas comment vous dire. La persévérance, vous avez persévéré. Oui, on s'est amusé, on rigolait, on avait une grande famille, on bougeait beaucoup, on ne sortait pas chacun de son côté, ça n'existait pas, on n'aurait jamais fait ça, jamais.
155:56
Mais vous ne cherchez pas midi à 14h finalement, c'est ça ?
156:00
Ma vie était toute simple, toute droite, avec un mari aimant, avec des enfants adorables.
156:09
Et vos enfants, si ce n'est pas indiscret, eux aussi ont des vies épanouies sur le plan de l'amour ? Oui, tout à fait.
156:17
Oui, ils ont des vies épanouies. Mon fils a eu des petits soucis, mais ils ont des vies épanouies avec des enfants adorables, qui sont mes arrière-petits-enfants, Et voilà. Non, franchement, j'étais juste pour dire qu'il n'y a pas que des gens qui se chamaillent. Il y a des gens aussi qui sont heureux comme je l'ai été.
156:43
Vous avez bien fait d'appeler au repin ce soir pour nous transmettre ce message qui est plein d'espoir. Merci aussi et chers amis. Est-ce que je peux faire un petit dédicace ? Mais bien sûr. Allez-y, c'est votre antenne.
156:54
Alors, je voudrais simplement faire un gros bisou à Thomas, Audrey,
157:00
C'est vos arrière-petits-enfants ou vos petits-enfants ?
157:06
Alors, mon petit-fils et mon arrière-petit-fils, ma petite-fille qui est née le mieux jour que moi.
157:15
Thomas, Audrey et Mahou. Et nous, toute l'équipe d'Europe 1, Nicolas, Tristan, Maël Laurent et moi-même, on les embrasse très fort.
157:24
Et vous aussi Henriette. Je vous remercie beaucoup.
157:29
Un grand merci à vous de nous avoir appelé pour nous donner cet élan du cœur qui nous fait tant de bien. Prenez soin de vous.
157:38
Au revoir.
157:53
Merci de votre fidélité à la libre antenne d'Europa. On se retrouve lundi dès 22h15 jusqu'à 1h du matin en direct. D'ici là, passez un très beau week-end et prenez soin de vous, des autres et du monde.